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Yvelines : un abbé intégriste jugé pour viols et actes de barbarie

Cet ancien directeur d'une école privée est accusé d'avoir violé trois enseignantes et de leur avoir fait subir des sévices à l'aide de ciseaux, d'aiguilles à tricoter ou encore d'une brosse à dents.

Un procès en Cour d'assises (photo d'illustration)
Un procès en Cour d'assises (photo d'illustration)
Crédit : THIERRY ZOCCOLAN / AFP
Léa Stassinet

Seules deux des trois victimes ont souhaité se porter partie civile. Mardi 2 mai s'ouvre le procès d'un abbé intégriste accusé de "viols" et "viols avec actes de barbarie" sur trois enseignantes. À la demande des parties civiles, le huis clos a été accordé et l'homme de 43 ans comparaît actuellement devant la Cour d'assises des Yvelines à Versailles. Seuls l'ouverture du procès et le verdict seront publics. 

Le religieux avait été mis en examen et écroué en avril 2014 pour des actes présumés commis au sein de l'école Notre-Dame de la Sablonnière à Goussonville dans les Yvelines, un établissement scolaire privé catholique dont il était le directeur. Cette école élémentaire était gérée par la Fraternité de Saint Pie X, une branche radicale de l'Église catholique créée par Mgr Lefebvre en 1970. D'autres faits se seraient produits au domicile des parents de l'accusé, situé dans la Manche. 

La justice accuse cet homme de 43 ans, qui exerçait comme plombier avant de rentrer dans les ordres, d'avoir violé en 2010 trois enseignantes, usant de son ascendant psychologique pour parvenir à ses fins. Selon Le Parisien, il les invitait dans son bureau "pour d'interminables entretiens au cours desquels il évoquait des agressions sexuelles réelles ou inventées que ses victimes ont subies dans leur famille". Profitant de son rôle de "conseiller spirituel", il leur expliquait alors la nécessité de procéder à une "thérapie" : revivre ces épisodes traumatiques pour pouvoir les dépasser. En clair, les violer. Pour cela, l'accusé utilisait des ciseaux, des aiguilles à tricoter, un gant de crin ou encore une brosse à dents

Devant les enquêteurs et le juge d'instruction, le prévenu a expliqué qu'il ne s'agissait pas, pour lui, de relation sexuelle mais d'une action thérapeutique réalisée à la demande de ces femmes. Il a également assuré qu'il n'y avait jamais eu de contrainte physique ou morale et a réfuté les actes de torture. Il reconnaît cependant la matérialité des actes sexuels. Lors de son procès, qui s’achèvera vendredi 5 mai, l'abbé, actuellement détenu à la maison d'arrêt de Bois-d'Arcy (Yvelines) sera jugé par un jury essentiellement composé de femmes. Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité

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