2 min de lecture Justice

Voiture de police incendiée : jusqu'à 7 ans de prison prononcés

Neuf militants antifascistes étaient accusés d'avoir participé, à divers degrés, à l'attaque retentissante d'une voiture de police, incendiée à Paris en mai 2016 en marge des manifestations contre les violences policières.

Le 18 mai 2016, une voiture de police est incendiée en marge d'une manifestation contre la "haine anti-flics" quai de Valmy à Paris
Le 18 mai 2016, une voiture de police est incendiée en marge d'une manifestation contre la "haine anti-flics" quai de Valmy à Paris Crédit : CYRIELLE SICARD / AFP
Cécile De Sèze
Cécile De Sèze
et AFP

Les images étaient impressionnantes. En mai 2016, les manifestations contre la "haine anti-flics" se mêlaient aux fortes mobilisations contre la loi Travail. Les tensions dans les rues de France sont montées. En marge d'un rassemblement contre les violences policières, le 18 mai, une voiture des forces de l'ordre a été incendiée quai de Valmy, à Paris. Le tribunal correctionnel a rendu sa décision le 11 octobre 2017 concernant les neuf militants antifascistes accusés d'avoir participé, à divers degrés, à l'attaque. 

C'est le Suisse Joachim L., accusé d'avoir lancé la fusée à l'origine de l'incendie, qui écope de la peine la plus lourde : sept ans de prison. Suspecté d'être en Suisse, un mandat d'arrêt a été émis contre lui. Les militants Antonin B. et Nicolas F. - surnommé "l'homme à la barre de fer" - écopent chacun de 5 ans de prison dont deux ans et demie avec sursis mais aucun d'eux n'a de mandat de dépôt, ce qui veut dire qu'ils ne seront pas emmenés en prison directement. Deux accusés ont été relaxés. La peine la plus légère est de un an de prison avec sursis. 

Certains prévenus ont reconnu leur implication. Le quadragénaire Nicolas F., informaticien autodidacte à l'allure sage, a présenté ses excuses à l'audience pour avoir asséné plusieurs coups de barre métallique à un policier, qui lui avait fait face à mains nues, décrochant le surnom de "policier kung fu". 

Un dispositif de sécurité rare

Devant la salle d'audience du Palais de justice, un dispositif de sécurité impressionnant et rarissime était en place mercredi matin: des barrières ont été installées pour limiter les possibilités d'attroupement, et des dizaines de gendarmes sont positionnés. 

Au moment des faits, lorsque le véhicule a été incendié, deux policiers étaient encore à l'intérieur. Un cocktail Molotov a été lancé dans la voiture par la lunette arrière. Les deux policiers qui se trouvaient à bord du véhicule, un homme et une femme, ont été légèrement blessés. 

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Justice Procès Police
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants
article
7790470601
Voiture de police incendiée : jusqu'à 7 ans de prison prononcés
Voiture de police incendiée : jusqu'à 7 ans de prison prononcés
Neuf militants antifascistes étaient accusés d'avoir participé, à divers degrés, à l'attaque retentissante d'une voiture de police, incendiée à Paris en mai 2016 en marge des manifestations contre les violences policières.
https://www.rtl.fr/actu/justice-faits-divers/voiture-de-police-incendiee-jusqu-a-7-ans-de-prison-prononces-7790470601
2017-10-11 10:59:00
https://cdn-media.rtl.fr/cache/3uevwy9iNa--jKXnbHCXKQ/330v220-2/online/image/2017/1011/7790470781_le-18-mai-2016-une-voiture-de-police-est-incendiee-en-marge-d-une-manifestation-contre-la-haine-anti-flics-quais-de-valmy-a-paris.jpg