1 min de lecture Droits des femmes

Violences conjugales : en 2018, 217 femmes harcelées par leur conjoint se sont suicidées

Suite au Grenelle sur les violences conjugales, le Sénat examine ce mardi 9 juin un projet de loi contre le suicide forcé. 217 femmes en ont été victimes en 2018.

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Violences conjugales : en 2018, 217 femmes harcelées par leur conjoint se sont suicidées Crédit Image : DOMINIQUE FAGET / AFP | Crédit Média : RTL | Durée : | Date : La page de l'émission
Serge Pueyo édité par Camille Sarazin

217, c'est le nombre de femmes qui sont se suicidées en 2018, harcelées par leur conjoint. Le gouvernement veut légiférer pour mieux les protéger et empêcher ces passages à l'acte. C'est la suite du Grenelle consacré aux violences faites aux femmes. 

Le Sénat examine ce mardi 9 juin un projet de loi contre le suicide forcé pour qu'il devienne une circonstance aggravante et cela quelques jours après un procès qui s'est tenu à Chambéry. Un homme de 30 ans a été jugé pour la mort de sa compagne, Mélissa, en 2016. 

Pour la mère de la jeune femme, Corinne Perrot, ce sont le harcèlement, les mots blessants de son compagnon qui ont poussé sa fille au suicide. "C'était une fille qui était joyeuse, heureuse, elle aimait bien faire la fête comme tous les jeunes et elle a changé, on ne la reconnaissait plus", explique-t-elle. "Elle s'est retrouvée à ne plus pouvoir sortir, elle devait être présente pour lui, elle était devenue son objet."

Les mots peuvent aussi tuer

Corrine Perrot, mère de Mélissa
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La mère rapporte les mots violents dont a été victime la jeune femme de 23 ans, comme "t'es qu'une merde". "Les mots peuvent aussi tuer, c'est comme des coups de couteau qu'on afflige à quelqu'un et à chaque fois je t'en remets un... Cette souffrance accumulée à force, elle n'en pouvait plus." Mélissa s'est défenestrée. 

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Joan, le compagnon de Mélissa au moment de son suicide, a accepté de témoigner sur RTL pour "demander pardon". "C'est un pardon que j'estime très important envers ses parents, même envers elle", dit-il. "Avec le recul", il reconnaît "des propos trop durs" qu'il "regrette". "C'est des mots qui dépassent nos pensées, on est dans un état second de colère mais il est trop tard pour les regrets. C'est quelque chose qui est très difficile à porter chaque jour". 

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