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Vincent Lambert : la justice valide la procédure d'arrêt des soins

Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne (Marne) a confirmé jeudi "l'obstination déraisonnable" faite à Vincent Lambert, dans un état végétatif depuis dix ans, ouvrant la voie à la procédure d'arrêt des soins voulue par le CHU de Reims.

Rachel Lambert, la femme de Vincent Lambert désignée tutrice de son mari
Rachel Lambert, la femme de Vincent Lambert désignée tutrice de son mari
Crédit : PATRICK HERTZOG / AFP
Raphaël Bosse-Platière & AFP

Après plusieurs années de bataille juridique, se dirige-t-on vers un dénouement dans l'affaire Vincent Lambert ? Jeudi 31 janvier, le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a validé la procédure d'arrêt des soins.

"Il résulte (...) que le maintien des soins et traitements constitue une obstination déraisonnable" et "que la volonté de Vincent Lambert de ne pas être maintenu en vie dans l'hypothèse où il se trouverait dans l'état qui est le sien depuis dix ans, est établie", affirme l'arrêt dont l'AFP a obtenu copie. Les parents du patient avaient déposé une requête en urgence pour tenter de suspendre la décision du CHU. 

Depuis le début de la bataille judiciaire en 2013, le cas Vincent Lambert fait bégayer la justice avec une chronologie mouvementée. 

En 2014 déjà, le Conseil d'État donnait son feu vert pour arrêter l'alimentation et l'hydratation artificielles de cet homme, cloué dans un lit, dans un état végétatif jugé "irréversible" par deux expertises judiciaires, menées en 2014 et 2018. Un aval suivi par la Cour européenne des droits de l'Homme qui, en juin 2015, s'était également prononcée pour un arrêt des traitements. 

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Dans leur rapport rendu en novembre 2018, les trois experts médicaux mandatés par la justice ont conclu que le quadragénaire, accidenté de la route en 2008, était atteint de "lésions encéphaliques irréversibles", mais que sa prise en charge "ne relève pas de l'acharnement thérapeutique ou d'une obstination déraisonnable".

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