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VIDÉO - Aulnay-sous-Bois : "Bamboula, ça reste convenable", estime un policier

Interrogé sur le témoignage d'une jeune femme traitée de "bamboula", Luc Poignant a suscité un véritable tollé sur les réseaux sociaux.

Luc Poignant, chargé de communication du syndicat Unité SGP Police
Luc Poignant, chargé de communication du syndicat Unité SGP Police
Crédit : Capture d'écran / France 5
VIDÉO - Aulnay-sous-Bois : "Bamboula, c'est reste convenable", estime un policier
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Claire Gaveau & AFP

Véritable malaise en direct. L'émission de C dans l'air de ce jeudi 8 février, consacrée à l'affaire d'Aulnay-sous-Bois, a été marquée par les propos polémiques de Luc Poignant. Des propos qui ne devraient pas apaiser les tensions existantes entre jeunes de banlieue et forces de l'ordre. Interrogé sur les propos d'une jeune femme regrettant être stigmatisée et victime de racisme régulièrement, le chargé de communication du syndicat Unité SGP Police s'est emporté assurant que l'insulte "bamboula" était "convenable". "J'ai la même version... Je veux rester poli, mais j'ai la même. Parce que les mots 'bamboula', ça ne doit pas se dire et cetera... ça reste encore à peu près convenable".

La réaction de la journaliste, Caroline Roux, est instantanée : "Non". Une réponse qui interpelle Luc Poignant. "Bah, enculé de flic, c'est pas convenable non plus", explique-t-il afin de justifier ses propos. "Dans les deux sens, ce n'est pas concevable", conclut la journaliste.

Contacté par RTL, Luc Poignant est revenu sur ses propos qui ont enflammé les réseaux sociaux. "Le mot convenable ne convient pas. Le terme de "bamboula" est tout aussi condamnable de la part de mes collègues que lorsque nous sommes traités d'enculés de flic. L'un comme l'autre est parfaitement inacceptable", regrette-t-il assurant ne pas être "raciste". Avant de poursuivre son mea culpa : "Je présente mes plus plates excuses. On regrette à partir du moment où l'on peut blesser des gens. C'était absolument pas mon état d'esprit et ce n'est absolument pas l'état d'esprit de mon syndicat. Si on veut renouer les liens, ce n'est certainement pas en s'invectivant. Bien au contraire", a-t-il affirmé. 

Le ministre de l'Intérieur, Bruno Le Roux a condamné "les propos tenus, au cours d'une émission de télévision, par un responsable syndical policier, qui tendaient à relativiser une insulte à caractère raciste et discriminatoire". "En toutes circonstances, l'exemplarité, l'éthique, le respect des personnes et celui des valeurs de la République, doivent guider l'action et le comportement des forces de l'ordre", a rappelé le ministre, dans un communiqué. 

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"Le lien de confiance entre les Français et les policiers et les gendarmes chargés de les protéger doit reposer sur une exigence absolue de respect mutuel", a souligné Bruno Le Roux. Le ministre "appelle chacun, dans le contexte actuel, à faire preuve de sang-froid et de maîtrise dans son expression et son comportement", alors que l'interpellation violente d'un jeune à Aulnay-sous-Bois, il y a une semaine, a relancé le débat sur les relations entre les jeunes des quartiers et les forces de l'ordre.  

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