1 min de lecture Faits divers

Un trafic d'antiquités évalué à plusieurs dizaines de millions d'euros démantelé, 5 interpellations

INFO RTL - Des centaines d’antiquités vendues notamment par la maison Pierre Bergé auraient été pillées au Proche et Moyen-Orient dans des pays instables politiquement comme l’Égypte, la Lybie, le Yémen, ou encore la Syrie.

Des antiquités égyptiennes au musée du Louvre (illustration)
Des antiquités égyptiennes au musée du Louvre (illustration) Crédit : JOEL SAGET / AFP
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Guillaume Chieze édité par Léa Stassinet

C’est un dossier titanesque sur lequel les enquêteurs de l’OCBC (l’Office central de lutte contre le trafic des biens culturels, qui dépend de la Police Judiciaire, ndlr) travaillent depuis plusieurs années. Des centaines d’antiquités vendues notamment par la maison Pierre Bergé auraient été pillées au Proche et Moyen-Orient dans des pays instables politiquement comme l’Égypte, la Libye, le Yémen, ou encore la Syrie. Elles étaient ensuite revendues sur le marché de l’art en France via entre autres, la maison de ventes aux enchères Pierre Bergé et Associés. Un trafic qui a généré plusieurs dizaines de millions d’euros.

Dans cette affaire, cinq personnes ont été interpellées hier, lundi 23 juin et aujourd’hui. Il s’agit notamment du directeur de la maison de vente "Pierre Bergé et associés", et d’un de ses experts. Ce dernier est suspecté d’avoir "maquillé" le passé de certains objets afin de les revendre sur le marché français. Trois autres personnes dont un grand marchand d’art parisien, sont également en garde à vue.

L’enquête a été ouverte en juillet 2018, et l’OCBC a pu reconstituer une partie du trajet de certaines œuvres. Les enquêteurs ont aussi retrouvé des intermédiaires au Proche et au Moyen-Orient. Une information judiciaire a été ouverte en février par la Junalco (la juridiction nationale chargée de la lutte contre la criminalité organisée, ndlr) à la demande du parquet de Paris pour : recel de vol en bande organisée, association de malfaiteurs, blanchiment en bade organisée, faux et usage de faux, et omission de mention par le vendeur sur le registre des objets mobiliers.

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