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Un magistrat révoqué après avoir proposé sa fille de 12 ans pour des rapports sexuels

Le magistrat révoqué par le Conseil supérieur de la magistrature a reconnu avoir proposé sa fille mineure sur un site de rencontres libertin.

Symbole de la justice (photo d'illustration).
Symbole de la justice (photo d'illustration).
Crédit : Damien MEYER / AFP
Nicolas Barreiro & AFP

Un magistrat de 55 ans, Olivier B., a été révoqué de ses fonctions ce mardi 13 juillet par le Conseil supérieur de la magistrature (CSM). Celui-ci avait proposé sur Internet à des inconnus d'avoir des relations sexuelles avec sa fille, seulement âgée de 12 ans.

Le ministère de la Justice avait sollicité le 17 juin la révocation du magistrat, déjà visé depuis un an par une interdiction temporaire d'exercer, ce qu'a suivi le conseil de discipline du CSM. La révocation est la sanction disciplinaire la plus lourde qui peut être prononcée à l'encontre d'un magistrat

Le magistrat avait été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire en juin 2020 pour corruption de mineur et "provocation non suivie d'effets à la commission de crime de viol et de délit d'agression sexuelle", des infractions punies de dix ans d'emprisonnement. L'information judiciaire, ouverte à Besançon, est toujours en cours. 

Le magistrat a reconnu les faits

L'affaire a démarré en octobre 2019 après que l'utilisateur d'un site de rencontres libertin a signalé qu'un homme proposait que sa fille de 12 ans soit associée aux ébats sexuels. L'enquête, menée à l'aide de cyberinfiltrations, a conduit à la mise en cause du magistrat aux évaluations élogieuses, exerçant comme vice-président du tribunal judiciaire de Dijon où il coordonnait le pôle des affaires familiales

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Il a reconnu les faits, objectant toutefois qu'il s'agissait de "fantasmes qu'il n'aurait jamais concrétisés", selon le rapport lu lors de l'audience qui s'était tenue partiellement à huis clos. Son avocate avait mis en avant un vieux "traumatisme" lié à l'affaire Bodein, du nom du multirécidiviste surnommé "Pierrot le fou", condamné définitivement à la perpétuité incompressible pour trois meurtres sauvages et deux viols en 2004.

Le représentant de la Chancellerie avait déploré l'incapacité du magistrat à "assumer" le fait d'avoir posté des "photos suggestives" de sa fille de 12 ans, son visage reconnaissable, et d'être allé jusqu'à "proposer le viol de sa fille à des inconnus"

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