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Un exemplaire de "Mein Kampf" chez lui ? "Je ne lis pas l'allemand" : comment Romain Bouvier se défend d'être d'extrême droite au procès Aramburu

Jugé pour tentative d'assassinat, Romain Bouvier était à la barre ce mardi 8 septembre matin lors du procès Aramburu. Il se défend d'être d'ultra droite et assure regretter ses actions passées.

Une femme tient un portrait du joueur de rugby argentin Federico Martin Aramburu lors de ses funérailles à Biarritz, dans le sud-ouest de la France, le 26 mars 2022.

Crédit : Thibault SOUNY / AFP

Assassinat de Fédérico Martin Aramburu : au procès, Romain Bouvier refuse d'être catégorisé d'ultradroite

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Cindy Hubert

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Il refuse d'être décrit comme un homme d'extrême droite. La parole a été donnée aux accusés au deuxième jour du procès de l'assassinat de l'ancien rugbyman Federico Martin Aramburu. Ce mardi 8 septembre, au matin, Romain Bouvier, jugé pour tentative d'assassinat, était à la barre. 

Cet ancien étudiant en droit de l'université d'Assas, fils de bonne famille qui vivait dans son appartement tout proche de la rue des Saints-Pères, a tiré en premier le 19 mars 2022, sans pour autant tuer Federico Martin Aramburu. Devant le juge, il reconnaît être "bien né", avec une mère avocate pénaliste, une enfance avec des gens de la haute. 

"Si je pouvais, je ferais marche arrière"

Mais justement, cette éducation a fait de lui un étudiant en droit ouvert aux autres pas un facho. Il explique avoir fait partie du GUD, ce groupuscule d'ultra-droite depuis dissous, pendant six mois seulement. Quid de l'exemplaire de Mein Kampf retrouvé dans sa bibliothèque ? Il hausse les épaules, assurant : "Je ne lis pas l'allemand." Mais tout cela n'explique pas la statuette d'Hitler découverte dans son salon. 

En revanche, pour la quinzaine d'armes et le millier de munitions découvertes dans des caisses de champagne, l'accusé brandit son obsession de collectionneur. Mais tout de suite, il ajoute : "Aujourd'hui, ces armes me dégoûtent." 

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Romain Bouvier est en train de faire son mea culpa face aux jurés. Il murmure, "quand je vois la personne que j'étais à l'époque, j'ai le vertige. Ces déferlements de violences atroces, je les regrette chaque jour. Aujourd'hui, si je pouvais, je ferais marche arrière totale". 

Quatre ans après la mort de Federico Aramburu, le procès de ses meurtriers présumés s'est ouvert lundi 7 septembre devant la cour d'assises de Paris. Dans le box, Romain Bouvier donc mais aussi Loïk Le Priol, deux sympathisants d'ultra-droite accusés respectivement de tentative d'assassinat et d'assassinat. Ils encourent la réclusion criminelle à perpétuité. 

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