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Savoie : un homme blessé par balle à la tête meurt à Chambéry, l'IGPN saisie

Un conducteur retrouvé blessé par balle à la tête lundi 7 septembre au soir à Chambéry, en marge d'un contrôle routier, est mort. Dans un communiqué, le parquet évoque des premiers éléments de l'enquête excluant des tirs policiers.

Le logo de la police nationale (illustration)

Crédit : AFP

Juliette Vignaud

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Drame à Chambéry. Un homme est mort d'une blessure par balle, en marge d'un contrôle routier. Selon un communiqué du procureur, la victime, blessée à la tête, a refusé de se soumettre à la police lundi 7 septembre au soir, alors qu'elle circulait anormalement. Les faits se sont produits aux alentours de 19h45 lorsque les forces de l'ordre ont constaté "un véhicule adoptant un comportement dangereux" au niveau de la commune de Cognin. Celui-ci ne s'est pas arrêté malgré leurs "sommations". 

Le conducteur a alors été suivi par la police jusqu'à Chambéry. Les deux véhicules se sont retrouvés au même niveau, à l'arrêt, rue des Tilleuls. C'est alors que les agents disent avoir observé "le corps du conducteur tomber sur le côté sur le siège passager" ainsi qu'une "flaque de sang conséquente" et une "blessure à la tête". La victime, au pronostic vital engagé, a été prise en charge par les secours. Elle est décédée des suites de ses blessures ce mardi 8 septembre après-midi. 

Selon une source policière à RTL, les premiers éléments indiquent que "cette blessure pouvait s'apparenter au tir d'une arme à feu" tandis qu'"une arme de poing a été retrouvée" à bord de la voiture. 

Une enquête a été ouverte et confiée aux services de la police des polices (IGPN). Selon les premières constatations, "aucun choc" n'a été découvert sur chacun des véhicules tandis qu'"aucun élément pouvant correspondre à l'usage de projectiles balistiques pouvant provenir de l'extérieur" n'a été constaté sur la voiture de la victime. En outre, "aucune munition ne manquait" aux armes des agents. 

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Une autopsie sera réalisée mercredi pour déterminer les causes de la mort. La piste d'un geste "auto-agressif ou accidentel est également étudiée".

Violences urbaines

Selon Le Dauphiné Libéré et l'Agence France-Presse (AFP), des violences urbaines ont éclaté dans la nuit de lundi à mardi après le refus d'obtempérer. Les incidents ont secoué plus particulièrement les quartiers du Biollay, Chambéry-le-Haut et la commune limitrophe de Cognin avec, selon les autorités, "plusieurs dizaines d'individus déterminés" qui "ont mis, ou tenté de mettre, le feu à des véhicules, des poubelles, des bâtiments privés et des édifices publics", et ont aussi dégradé plusieurs commerces. 

La mairie, interrogée par l'AFP, a recensé des dégâts importants : le centre social du Biollay, qui avait déjà été largement incendié lors d'émeutes en 2023, a été totalement détruit par le feu, une agence du bailleur social Cristal Habitat a été "dévastée" et un supermarché a été vandalisé, dans ces quartiers classés en politique de la ville mais traditionnellement très calmes. Six véhicules ont également été incendiés. 

Dans la nuit, deux sections de la CRS 83, spécialisée notamment dans la lutte contre les violences urbaines, sont venues en renfort et "le dispositif sera maintenu et adapté aussi longtemps que nécessaire", a précisé la préfète Vanina Nicoli. 

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