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"J'ai tiré pour me défendre" : au premier jour du procès Aramburu, Loïk Le Priol invoque la légitime défense

Le procès de Loïk Le Priol et de ses coaccusés s'est ouvert devant la cour d'assises de Paris, quatre ans après la mort de l'ancien rugbyman argentin Federico Aramburu, tué par balle à Paris. Dès la première audience, les accusés ont contesté les faits.

Une femme tient un portrait du joueur de rugby argentin Federico Martin Aramburu lors de ses funérailles à Biarritz, dans le sud-ouest de la France, le 26 mars 2022.

Crédit : Thibault SOUNY / AFP

Affaire Aramburu : Loïk Le Priol, auteur des tirs mortels assure avoir "tiré" pour se "défendre"

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Cindy Hubert

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Quatre ans après la mort de Federico Aramburu, le procès de ses meurtriers présumés s'est ouvert cet après-midi devant la cour d'assises de Paris. L'ancien trois-quarts des Pumas argentins, installé à Biarritz, avait été tué par balle. Il avait 42 ans.

Dans le box, Loïk Le Priol, 32 ans, et Romain Bouvier, 35 ans, deux sympathisants d'ultra-droite, sont respectivement accusés d'assassinat et de tentative d'assassinat. Ils encourent la réclusion criminelle à perpétuité. Dès cette première audience, tous deux ont pris la parole et contesté les faits tels qu'ils leur sont reprochés.

Loïk Le Priol, présenté comme l'homme qui a tué Federico Aramburu, a brandi la légitime défense. "J'ai toujours dit avoir tiré pour me défendre", a-t-il déclaré devant la cour. L'accusé de 32 ans apparaît transformé. L'ancien soldat a perdu sa silhouette athlétique. Derrière de petites lunettes, il affiche une allure de premier de la classe, gringalet, mais sa voix ne manque pas d'assurance. 

J'étais convaincu d'avoir tiré au sol

Romain Bouvier.

Il ajoute aussi : "Je ne cesserai jamais de demander pardon." Dans la salle, la veuve de Federico Aramburu le foudroie du regard. Sa colère semble encore monter lorsqu'une autre accusée prend la parole à son tour, avec des mots hésitants. Cette accusée, Lison, était la compagne de Loïk Le Priol au moment des faits. C'est elle qui se trouvait au volant de la Jeep lorsque les deux militants d'ultra-droite sont partis à la recherche des rugbymen au petit matin. À l'audience, elle dit sa réaction face au dossier : "Quand j'entends la lecture du dossier, le mot assassinat, je me dis que c'est sacrément costaud."

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En chemisier de soie, elle ne cesse d'agiter son éventail. Elle comparaît libre, contrairement à Romain Bouvier. Lui aussi conteste avoir voulu tuer Federico Aramburu. Il répète : "J'étais convaincu d'avoir tiré au sol". C'est sur sa vie que la cour va se pencher mardi 8 septembre, sur la destinée de celui qui se rêvait en incarnation vivante du gentleman fasciste.

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