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"Un éboulement de 30 mètres de hauteur" : au moins sept morts dans un glissement de terrain à Tahiti, annonce Emmanuel Macron

Les corps sans vie de deux hommes et deux femmes ont été retrouvés mercredi 26 novembre dans le sud de Tahiti, avant que le président de la République n'annonce la mort de sept personnes. D'autres sont toujours portées disparues.

Un pont ai-dessus de la rivière Teahupo'o à Tahiti, Polynésie française, le 21 mai 2024.

Crédit : Jerome Brouillet / AFP

AFP & Laure Philiber - édité par Gabriel Joly

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Emmanuel Macron a annoncé jeudi 27 novembre sur X que "sept personnes" avaient perdu la vie et que "des personnes" restaient portées disparues après un glissement de terrain, survenu à l'aube, qui a enseveli deux maisons dans le village d'Afaahiti, dans l'est de l'île de Tahiti, après de fortes pluies.

Le chef de l'État adresse "aux familles touchées par le drame d'Afaahiti tout le soutien de la Nation", et salue "l'engagement des sauveteurs, pompiers, gendarmes, des équipes communales de Tavana, ainsi que des services de l'État et du pays mobilisés sans relâche dans la recherche des disparus et la sécurisation de la zone".

Un précédent bilan communiqué par la procureure de Tahiti faisait état de 4 décès et quatre disparus. Les corps de deux hommes et deux femmes, tous adultes, ont été extraits des décombres mercredi, a indiqué la procureure de la République en Polynésie française.

"C'est un éboulement de 30 mètres de hauteur. Une première maison a été emportée et elle est allée se caler dans une deuxième maison" a précisé le haut-commissaire de la République en Polynésie française, Alexandre Rochatte. "On a été réveillés, comme par un train juste devant la maison, on est sortis et on a vu qu'une maison était entièrement recouverte par la terre et la boue" a témoigné auprès de l'AFP une voisine, Ida Labbeyi.

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Les recherches ont été suspendues plusieurs heures en raison d'un nouveau glissement de terrain. La reprise des opérations de secours devaient servir à localiser d'autres victimes, dont un enfant.

Une enquête ouverte pour homicide involontaire

"On a deux chantiers et on avance très doucement avec des pelleteuses, des chiens, un radar et une caméra endoscopique, parce qu'à n'importe quel moment, on peut mettre du poids sur de potentielles victimes" a déclaré lors d'un point presse le colonel Olivier Lhote, qui commande les opérations de secours.

Les familles et voisins ont été pris en charge par une cellule psychologique. Vingt-neuf maisons ont été évacuées, selon le haut-commissariat de la République en Polynésie française.

Quarante pompiers, 30 policiers municipaux, 20 gendarmes et 30 militaires du RIMAPP, le SAMU, trois drones et un hélicoptère Dauphin de l'armée sont mobilisés pour des opérations de secours prévues sur 48 heures.


La procureure de la République en Polynésie française, Solène Belaouar, a annoncé l'ouverture d'une enquête pour homicide involontaire. Deux postes contrôles de crises ont été déclenchés au Haut-commissariat de la République, sur place, et dans la commune de Taiarapu-Est, où se sont déroulés les faits.

La ministre des Outre mers, Naïma Moutchou, a déclaré suivre de près l'évolution de la situation.

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