1 min de lecture Gilets jaunes

Trois mises en examen pour le simulacre de décapitation d'Emmanuel Macron

Trois individus été mis en examen pour "provocation à la commission d'atteinte à la vie" après avoir décapité à la hache un mannequin à l'effigie du président de la République, le samedi 22 décembre à Angoulême.

Une manifestation de "gilets jaunes" à Nantes, le 23 décembre
Une manifestation de "gilets jaunes" à Nantes, le 23 décembre Crédit : Jean-François MONIER / AFP
Benjamin Hourcade
Benjamin Hourcade et AFP

Trois "gilets jaunes" ont été mis en examen ce samedi 29 décembre à Angoulême à la suite d'un rassemblement, la semaine dernière, au cours duquel un pantin à l'effigie d'Emmanuel Macron avait été décapité, a indiqué le parquet. Deux hommes et une femme, âgés de 25 à 45 ans, originaires de Charente, ont été libérés et placés sous contrôle judiciaire, après avoir été placés la veille en garde à vue.

Les trois individus ont été mis en examen pour "provocation à la commission d'atteinte à la vie" du président Macron, qui peut aller jusqu'à cinq ans d'emprisonnement, "outrage à personne dépositaire de l'autorité publique", qui peut être puni d'un an de prison, et déclaration incomplète ou inexacte de déclaration de manifestation - qui fait risquer six mois de détention.

Les trois personnes avaient été entendues par la police en tant qu'organisatrices d'une manifestation de "gilets jaunes" à Angoulême, à laquelle participaient une cinquantaine de protestataires. 

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Un "événement qui relevait d'un second degré"

Un "procès" fictif d'Emmanuel Macron - jamais évoqué lors de la déclaration de manifestation - avait été simulé, à l'issue duquel le pantin à l'effigie du chef de l'Etat avait été décapité à la hache. La préfète de Charente avait fait un signalement au parquet, en dénonçant des faits "portant gravement atteinte tant à la personne qu'à la fonction du président de la République".  

Le Premier ministre Édouard Philippe s'était aussi ému de ce "simulacre de décapitation du chef de l'État" dans un tweet. L'avocat des trois "gilets jaunes", maître Pierre-Henri Bovis, a indiqué vendredi 28 décembre que ses clients étaient victimes d'une "lourde médiatisation", "contre leur gré", d'un "événement qui relevait d'un second degré", d'une "pièce de théâtre organisée par des 'gilets jaunes', pour des 'gilets jaunes'". 

"Si cela a choqué, ils en sont conscients et prêts à s'excuser", affirme l'avocat. Mais "ils ont agi dans un cadre légal", poursuit-il, et "ont usé de leur droit de manifester et d'organiser un événement déclaré en préfecture, sans haine ni violence". 

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Trois individus été mis en examen pour "provocation à la commission d'atteinte à la vie" après avoir décapité à la hache un mannequin à l'effigie du président de la République, le samedi 22 décembre à Angoulême.
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2018-12-29 20:02:00
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