2 min de lecture Justice

Tariq Ramadan : l'expertise des téléphones portables met à mal sa version

La justice a décidé de rejeter la troisième demande de remise en liberté déposée par Tariq Ramadan, d'autant que les contenus de ses téléphones portables l'accablent.

L'islamologue Tariq Ramadan
L'islamologue Tariq Ramadan Crédit : MEHDI FEDOUACH / AFP
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Ryad Ouslimani
Journaliste RTL

Tariq Ramadan ne sera pas remis en liberté. La justice a rejeté pour la troisième fois la demande de l'Islamologue de 56 ans, annonce l'AFP. Ce dernier espérait que sa sclérose en plaque lui permette d'être libéré sous caution. Mais la maladie a été jugée soignable en prison. Après le refus des juges d'instruction, un juge des libertés et de la détention doit encore se prononcer dans les trois jours sur cette demande de l'intellectuel.  

Cette fois-ci, la justice semble s'être appuyée sur des éléments nouveaux, à savoir un rapport d'expert qui a analysé le contenu d'un ancien téléphone de Tariq Ramadan et celui de Christelle, prénom d'emprunt utilisé par la presse pour désigner l'une des accusatrices du prédicateur, qui assure avoir été violée à l’hôtel Hilton de Lyon en octobre 2009

Les téléphones de l'époque, notamment celui de Christelle, ont livré des échanges de SMS, indique Le Monde. Entre le 31 août et le 15 décembre 2009, Tariq Ramadan aurait ainsi envoyé 255 messages à la plaignante. Cette dernière en a envoyé 144. Mais ce sont ceux du 9 octobre qui intéressent les enquêteurs. 

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Des SMS qui laissent peu de place au doute

En effet, ce jour-là Tariq Ramadan assure avoir uniquement eu un rendez-vous au bar de l'hôtel afin de boire un verre avec Christelle. Mais le contenu relevé par l'expert en informatique laisse penser le contraire. "Alors, alors… tu viendras, tu es prête. Je devrai t’attendre en bas car il faut une carte pour monter dans l’ascenseur. À quelle heure ?", lirait-on dans l'un des SMS, et que retranscrit Le Monde

Une invitation à monter, qui ne cadre pas avec la version d'un rendez-vous pour boire un verre. Deux heures plus tard, Tariq Ramadan, aurait renvoyé un autre message : "J’étais sous la douche… mais attends ma douce chienne !!!!". Le lendemain, un autre message laisserait lui peu de place au doute : "J’ai senti ta gêne… désolé pour ma “violence”. J’ai aimé… Tu veux encore ? Pas déçue ?". 

Ce dernier SMS, comme tous ceux du lendemain de l'agression, étaient connu par la justice, grâce à des photos des textes prises par Christelle. Mais il était impossible d'en assurer la provenance. Un détail sur lequel Tariq Ramadan avait basé sa défense. Désormais authentifiés, il n'y aurait plus de doute sur l'origine des SMS. 

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