2 min de lecture Faits divers

Tariq Ramadan : accusé de viols, l'islamologue confronté à l'une des plaignantes

Une accusatrice, surnommée "Christelle", affirme que le théologien l'a violée avec une rare violence puis abandonnée, en état de choc, dans un hôtel de Lyon.

Tariq Ramadan, le 7 avril 2012
Tariq Ramadan, le 7 avril 2012 Crédit : JACQUES DEMARTHON / AFP
Camille Schmitt
Camille Schmitt
et AFP

Alors qu'il est en incarcéré pour des accusations de viols depuis février, Tariq Ramadan doit se confronter à l'une de ses accusatrices, surnommée "Christelle", ce mardi 18 septembre. À l'origine, cette rencontre devait avoir lieu mi-juillet, mais à cause de l'état de santé de la plaignante, elle avait été repoussée.

"Ma cliente reste déterminée, d'autant plus après avoir été salie et accusée à tort d'avoir repoussé de manière infondée la confrontation de juillet", a affirmé l'avocat de la plaignante, Me Éric Morain. Lors d'une première confrontation, "Christelle" avait donné des indications aux enquêteurs sur la cicatrice que l'islamologue porte à l'aine. La défense avait estimé que cet élément avait pu être obtenu  par une éventuelle "collusion" avec d'anciennes maîtresses de l'intellectuel.

De son côté, le théologien n'avait admis qu'un "jeu de séduction" avec l'accusatrice, lors de correspondances. Il affirme ne l'avoir vu que 20 à 30 minutes dans le hall de l'hôtel Hilton de Lyon le 10 octobre, alors qu'elle affirme y avoir été violée la veille avec une rare violence puis abandonnée, en état de choc, dans la chambre de Tariq Ramadan.

La défense assure également que "Christelle" était présente à la conférence que le prédicateur avait donnée le soir même des faits dénoncés. Avec pour preuve des photos et des témoignages contestés.

L'islamologue suisse est mis en examen depuis le 2 février pour les viols présumés d'Henda Ayari, ancienne salafiste, et "Christelle". Atteint d'une sclérose en plaques, il est incarcéré à l'hôpital pénitentiaire de Fresnes dans le Val-de-Marne. 

Plusieurs accusations de viols

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En juillet, la première accusatrice de Tariq Ramadan, Henda Ayari, avait pu être confrontée pour la première fois à son agresseur présumé. Sa plainte avait été déposée à l'automne, dans le sillage du mouvement #MeToo. Les faits décrits par cette première accusatrice avaient toutefois été mis à mal par ses revirements sur la date et le lieu des faits. 

Le théologien continue de clamer son innocence, mais a reconnu pour la première fois en juin plusieurs relations extraconjugales "consenties" et des "rapports fougueux, de domination", avec une troisième plaignante apparue en mars. Celle-ci dénonce 9 viols en France, à Londres et à Bruxelles, de 2013 à 2014. Ramadan n'a pas encore été interrogé ou mis en examen dans ce volet, où il est placé sous le statut de témoin assisté.

Par ailleurs, une autre enquête pour viols a été ouverte à son encontre en Suisse. Une femme l'accuse de l'avoir violée dans un hôtel de Genève en 2008. La plainte a été déposée en avril. "Les procureurs et la police de Genève ont travaillé rapidement et bien", s'est félicité Romain Jordan, l'avocat de l'accusatrice. 

Après la confrontation qui a lieu ce mardi, les avocats de l'islamologue entend déposer une troisième demande de mise en liberté. Les deux précédentes ont été rejetées

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