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Steeve Briois (RN) jugé pour "complicité de provocation publique à la discrimination"

Le vice-président du RN avait préfacé en 2014 le "Guide pratique de l'élu municipal Front national", qui réclamait notamment la "priorité nationale dans l'accès aux logements sociaux".

Steeve Briois, le 4 juillet 2021.
Steeve Briois, le 4 juillet 2021.
Crédit : VALENTINE CHAPUIS / AFP
Florine Boukhelifa & AFP

Initialement placé sous le statut de témoin assisté, il avait été mis en examen en novembre dernier, avant d'être renvoyé devant le tribunal de Nanterre. Le vice-président du RN Steeve Briois sera jugé pour "complicité de provocation publique à la discrimination" dans l'affaire du guide d'élus publié en 2014, a appris lundi 13 septembre l'Agence France-Presse de source judiciaire. L'eurodéputé RN Jean-François Jalkh sera quant à lui jugé pour "provocation à la discrimination"

En 2014, l'association Maison des Potes avait déposé une plainte, mettant en cause les responsables de la publication du "Guide pratique de l'élu municipal Front national". Dans ce document édité plusieurs mois avant les municipales de mars 2014, le FN (devenu RN) exhortait ses futurs élus à réclamer notamment l'application de la "priorité nationale dans l'accès aux logements sociaux".

Jean-François Jalkh était alors directeur des publications du FN et l'ex-eurodéputée Sophie Montel chargée de la coordination des élus au sein du secrétariat général du parti. Steeve Briois, alors secrétaire général, avait préfacé le guide. Dans cette affaire, Sophie Montel, qui a depuis quitté le parti frontiste, a également été renvoyée pour "complicité de provocation publique à la discrimination". 

Jalkh également impliqué dans une autre affaire

Le Parlement européen avait levé l'immunité de Jean-François Jalkh en novembre 2016, puis celles de Steeve Briois et Sophie Montel en octobre 2018.

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Contacté par l'Agence France-Presse, l'avocat du vice-président du RN, Me Jean Marc Florand, n'a pas répondu dans l'immédiat. De son côté, l'avocat de Jean-François Jalkh, Me David Dassa-Le Deist, a affirmé que son client "conteste toute responsabilité pénale" et "conteste toute exhortation à la discrimination que ce soit".

Ce dernier a également été mis en examen en juillet dernier, pour "détournement de fonds publics" dans l'enquête sur des soupçons d'emploi fictif d'assistants parlementaires du RN.

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