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Séquestration, roulette russe, suspecte connue du renseignement.. Ce que l'on sait de l'agression d'une directrice et d'une enseignante de maternelle à Nice

Une femme de 36 ans a été interpellée et placée en garde à vue lundi 2 novembre après l'agression de la directrice et d'une institutrice d'une école maternelle de Nice, où sont scolarisés ses deux enfants.

Des parents d'élèves arrivent à l'école maternelle Clément Roassal à Nice

Crédit : AFP

AFP & La rédaction numérique de RTL & Maxime Levy

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Une femme de 36 ans a été interpellée et placée en garde à vue avec les enquêteurs de la police judiciaire lundi 2 novembre après avoir agressé la directrice et une institutrice d'une école maternelle de Nice, ont annoncé le procureur Damien Martinelli et le maire Éric Ciotti.

L'édile et président du parti Union des droites pour la République, qui s'est rendu dans l'école Clément-Roassal où ont eu lieu les faits près du centre-ville, a dénoncé une agression "d'une violence inouïe, particulièrement grave", qui provoque "un choc majeur dans toute la communauté éducative niçoise".

Selon lui, la directrice de l'école maternelle, qui fait partie d'un groupe scolaire, a été violemment "agressée après avoir été séquestrée dans son bureau presque une heure". "Une autre enseignante a été agressée aussi physiquement : elle a été giflée, à la sortie de l'école, dans l'enceinte", a-t-il ajouté.

Une séquestration et "un simulacre de roulette russe"

L'auteure des faits serait "une parent d'élève, a priori" qui, selon Éric Ciotti, avait rendez-vous avec la directrice à 9 heures. "Elle a dérobé le portable de l'enseignante, fermé la porte du bureau. Elle aurait utilisé une arme", a ajouté le maire de Nice, disant ignorer "si elle était factice". Selon nos informations, elle a en effet exhibé un pistolet, quand Nice-Matin évoque de son côté une arme de poing et un couteau.

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"On m'a évoqué le fait d'un simulacre de roulette russe et également des violences physiques sur la directrice", a encore dit l'élu aux journalistes devant l'école, quand le média local parle de deux percussions à vide et d'une lame placée sous la gorge de la directrice.

"La séquestration aurait duré presque une heure et ensuite la personne serait sortie et aurait rencontré une enseignante qu'elle connaissait, manifestement l'enseignante d'un de ses enfants dans cette école maternelle. Il y aurait eu à nouveau des violences physiques, plusieurs coups avant que l'alerte ne soit donnée", a-t-il détaillé. Selon RTL, on parle également de menaces de mort à l'encontre des deux victimes.

Interpellée après avoir pris la fuite

Aucun élève n'a assisté à la scène, a toutefois précisé Éric Ciotti. La police nationale, avec le concours de la police municipale, a permis l'arrestation dans la rue de la suspecte, qui avait tenté de prendre la fuite, vers 11 heures.

Selon Le Parisien, la fouille n'a pas permis de retrouver une arme sur elle. En revanche, d'après nos informations, cette mère de deux enfants scolarisés dans l'établissement est connue des agents du renseignement territorial sans que l'on sache pourquoi à ce stade.

D'après Nice-Matin, l'objet de sa rencontre avec la directrice était d'évoquer un différend lié à l’une de ses enfants. La mère de famille - en situation irrégulière - aurait évoqué une affaire d’agression sexuelle sans que cette affaire ne parle à l’équipe éducative. Après l’incident, la police municipale s’est positionnée devant l’établissement pour assurer la sécurité de l’établissement.

Le ministre de l'Éducation nationale déplore une agression "intolérable"

Rencontrée devant l'école, Vanessa, mère d'un enfant en petite section, tient son petit par la main : "Cela fait peur, j'aurais voulu venir le chercher plus tôt mais personne ne répondait au téléphone. C'est sa maîtresse qui a été agressée. Quelqu'un de très gentil. Il parle beaucoup, il va me raconter ce soir", a-t-elle confié à l'AFP. 

Le ministre de l'Éducation nationale Édouard Geffray a dénoncé sur X une agression "intolérable". "Elle intervient dans un contexte de banalisation de la violence dans notre société, que nous devons collectivement rejeter : s'en prendre à ces deux femmes dans l'exercice de leurs fonctions, c'est s'en prendre à l'École tout entière", a-t-il souligné.

Le procureur de Nice qui n'a pas donné de précisions dans l'immédiat, devait communiquer plus tard dans la journée. 

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