2 min de lecture Faits divers

Savoie : 20 ans de réclusion pour avoir fait asperger son ex-femme avec du vitriol

L'accusé a été reconnu coupable de complicité d'actes de torture ou de barbarie aggravés par la Cour d'assises de Savoie, ce samedi 14 novembre. Les faits de l'agression sur son ex-femme remontent à 2006.

Des magistrats au tribunal (illustration)
Des magistrats au tribunal (illustration) Crédit : DENIS CHARLET / AFP
Photo Quentin Marchal
Quentin Marchal
et AFP

L'affaire remonte à près de quinze ans. Un Albanais de 52 ans, jugé depuis le jeudi 12 novembre pour avoir avoir commandité l'agression à l'acide sulfurique de son ex-femme en 2006 à Chambéry, en Savoie, a été condamné à 20 ans de réclusion criminelle, ce samedi 14 novembre.

La Cour d'assises de Savoie a suivi les réquisitions du ministère public, qui avait également demandé une période de sûreté portée aux deux tiers et une interdiction définitive du territoire français. La délibération a duré trois heures et l'accusé, reconnu coupable de complicité d’actes de torture ou de barbarie aggravés, a accueilli le verdict impassible.

Avant de se retirer, la Cour avait recueilli un dernier mot de Nexhmédin Dardha, sans masque pour la première fois depuis le début de son procès, le visage carré à découvert, qui s'est déclaré "innocent" des faits reprochés. Il n'a eu aucun mot de réconfort pour son ex-épouse, absente à l'audience et pour qui "la peur et la douleur sont toujours là", comme l'a précisé le conseil de cette dernière Me Frédéric Verron dans sa plaidoirie.

Deux hommes de main déjà condamnés

C'est un "criminel qui ne passe pas à l'œuvre lui-même", a-t-il ajouté en reprenant les mots d'une lettre de sa cliente, dénonçant un "agresseur qui peut être n'importe qui et agir n'importe quand". Des mots qui ont fait écho à ceux prononcés plus tôt dans le réquisitoire de l’avocate générale Nathalie Hermitte. 

À lire aussi
Grégory Villemin avait été retrouvé dans la Vologne, le 16 octobre 1984 justice
Affaire Grégory : son père Jean-Marie Villemin sort du silence et espère "la vérité"

La magistrate avait demandé aux jurés "de faire porter à la bonne personne le réel poids de la culpabilité", alors que deux hommes de main de l'accusé ont été condamnés en 2009 à dix et cinq ans de prison dans le cadre de cette affaire, lors d’un premier procès.

"Il a fait faire les basses besognes à d’autres, plus faibles que lui. Il a utilisé l’autre comme objet, pour ne pas se faire attraper", a-t-elle ajouté dénonçant la défense de l'accusé "par demi-vérités, mensonges, silences et dénégations".

Une agression commanditée depuis l'Albanie

Le 14 septembre 2006, l’ex-femme de Nexhmédin Dardha avait été brûlée au deuxième et troisième degrés, au visage et au corps, après avoir reçu un jet d'acide sulfurique par un individu ganté et cagoulé. L'agression s'était déroulée devant chez elle, à Chambéry, sous le regard de ses deux filles. 

Immédiatement, l’ex-époux de la victime et père des deux enfants avait été soupçonné d’être le commanditaire de cette agression, depuis l’Albanie où il avait trouvé refuge. L’absence d’accord d'extradition avec la France l'avait protégé jusqu'à son interpellation en 2019 lors d'un voyage en Italie. Il avait été ramené en France dans le cadre d’un mandat d’arrêt international.

En 2006, la victime avait déjà porté plainte à deux reprises contre son ex-mari, pour sabotage de son véhicule et menaces de mort. Elle a depuis changé d’identité, comme ses enfants, pour des raisons de sécurité.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Faits divers Procès Prisons
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants