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Sarkozy condamné : le PNF va aussi faire appel

Nicolas Sarkozy a été condamné lundi 1er mars à un an de prison ferme dans l'affaire "des écoutes", mais a fait appel.

Nicolas Sarkozy au tribunal le 8 décembre 2020
Nicolas Sarkozy au tribunal le 8 décembre 2020 Crédit : MARTIN BUREAU / AFP
Gaétan Trillat et AFP

Tout comme Nicolas Sarkozy et ses deux coprévenus, le parquet national financier (PNF) va faire appel de la décision du tribunal de Paris lundi 1er mars, qui a condamné l'ancien président de la République à de la prison ferme dans l'affaire dite des "écoutes". Cet appel incident permettra à la cour d'appel d'avoir toute latitude pour rejuger le dossier, y compris en allant au-delà des peines prononcées en première instance.

Selon la loi en effet, faute d'un tel appel du ministère public, une cour d'appel ne peut prononcer des peines plus lourdes qu'en première instance. Le dossier des "écoutes" devrait être rejugé courant 2022, puis il resterait ensuite aux trois hommes la possibilité de former un pourvoi en cassation. Ils encourent dix ans de prison et 1 million d'euros d'amende.

"Un harcèlement depuis dix ans" selon Sarkozy

Dans une décision historique lundi, Nicolas Sarkozy a été condamné par la 32e chambre correctionnelle pour corruption et trafic d'influence à trois ans d'emprisonnement, dont un ferme. Son avocat Thierry Herzog et l'ex-haut magistrat Gilbert Azibert se sont vus infliger la même sanction, assortie d'une interdiction d'exercer de cinq ans pour Me Herzog. Devenu le premier ex-chef de l'État à être condamné à de la prison ferme, Nicolas Sarkozy a immédiatement annoncé qu'il allait faire appel, tout comme MM. Herzog et Azibert.

Mercredi soir sur TF1, l'ancien président s'est dit victime d'une "injustice profonde". Il avait déjà affirmé le matin dans Le Figaro qu'il n'excluait pas d'aller devant la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) s'il n'obtenait pas gain de cause. Si plusieurs à droite ont mis en cause le rôle du PNF dans ce procès, l'ancien président a assuré qu'il ne demandait "la dissolution d'aucune institution". "Je me battrai jusqu'au bout pour que la vérité triomphe", a-t-il assuré, déclarant aussi : "je suis habitué à subir ce harcèlement depuis dix ans".

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Plus tôt, dans une rare prise de parole, le président du tribunal judiciaire de Paris avait appelé "solennellement" "au respect de l'institution judiciaire", après les vives critiques de certains responsables politiques contre le jugement.

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