2 min de lecture Justice

Rouen : une nonagénaire meurt brûlée par l'eau de la douche dans un Ehpad

Une femme de 94 ans est décédée dans un Ehpad en 2016, brûlée par une eau de douche à 60 degrés. Depuis, sa famille tente d'établir les responsabilités.

Une infirmière dans un Ehpad (illustration)
Une infirmière dans un Ehpad (illustration) Crédit : PHILIPPE HUGUEN / AFP
Ryad Ouslimani
Ryad Ouslimani
Journaliste RTL

Brûlée au deuxième degrés par l'eau de sa douche. Telles sont les conclusions de l'enquête du parquet concernant la mort d'une femme de 94 ans dans un Ehpad de Rouen en 2016. Atteinte de la maladie d'Alzheimer, sa famille tente depuis de savoir qui est responsable de la situation, et avait pour ce faire déposé une plainte contre X en décembre 2017.  

"La victime, une résidente de l'Ehpad Villa Saint-Do à Bois-Guillaume, propriété du groupe privé Korian, est décédée en 2016. Atteinte de la maladie d'Alzheimer, cette femme de 94 ans a été gravement brûlée par l'eau de sa douche", a expliqué à l'AFP François Jégu, avocat de deux des enfants de la femme décédée. 

"Pour une raison indéterminée, Mme Dezaille s’est levée dans la nuit et s’est mise sous la douche", a expliqué l'avocat à Paris-Normandie, qui a révélé l'affaire. 

45 minutes avant l'alerte

Le quotidien indique que la nonagénaire s'est ébouillantée avec une eau à 60 degrés, et n'a été découverte que 45 minutes plus tard. "L'alerte a été donnée lorsque l’eau et la vapeur d’eau sont passées sous la porte de sa chambre et ont déclenché le système incendie", ont déclaré les parties civiles. 

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Selon l'avocat des plaignants, "le groupe Korian, à la suite de cet accident, a installé sur les robinets de salle de bain des cartouches anti-brûlure permettant de couper l'eau chaude lorsque la température atteint les 48 degrés" dans toutes ses maisons de retraite.

Interrogé par l'AFP, le groupe Korian n'a pas souhaité faire de commentaires. "L'équipe de l'établissement a été touchée par le décès de la résidente", a simplement fait savoir un porte-parole de la Villa Saint Do. 

"Elle est partie dans d'atroces souffrances après avoir été hospitalisée. Mes clients veulent savoir qui a mal fait son boulot", explique Me Jégu. "Avec un coût de 3.300 euros par mois, nous pensions avoir le meilleur pour elle", confient les deux enfants de la victime.

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