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Rixes en Essonne : pour certains, "la prison est une forme de palmarès", dit un juge pour enfants

INVITÉ RTL - Sébastien Carpentier, juge pour enfants au Tribunal de Nanterre, est venu s'exprimer sur le travail effectué par la justice des mineurs. Pour certains des jeunes impliqués dans des rixes, "la prison est une forme de palmarès".

Image d'illustration
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Crédit : GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP
Rixes : pour certains, "la prison est une forme de palmarès", dit Sébastien Carpentier, juge pour enfants
13:22
Rixes : pour certains, "la prison est une forme de palmarès", dit Sébastien Carpentier, juge pour en
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Thomas Sotto

Ces derniers jours, la justice des mineurs s'est retrouvée sur le devant de la scène. Alors que des bandes s’affrontent, que deux adolescents sont morts dans l’Essonne, que peut faire la justice ? Comment remettre ces jeunes dans le droit chemin ? Invité à répondre au micro de RTL, Sébastien Carpentier, juge pour enfants au Tribunal de Nanterre, et membre du syndicat de la magistrature, a fait part de ses observations quotidiennes.

Pour lui, "la justice sait faire face à ce type de faits-divers", qui n'a rien de nouveau. Comme réponse, des mesures éducatives sont systématiquement privilégiées, avant d'avoir recours à des peines d'emprisonnement. "Pour certains de ces mineurs, la prison est vue comme un palmarès." Alors, afin d'en finir avec cette image de "fierté", il estime que le travail des éducateurs est primordial. "Il est indispensable de miser sur l'amont." 

L'effet de groupe est le "le moyen de passer à l'acte"

"Il y a un risque de valorisation chez ces jeunes, une identification au groupe qui est très forte. Il est donc difficile de répondre d'une manière trop sévère, car cela signifierait répondre à cette demande de valorisation", poursuit-t-il. 

Le juge pour enfants dresse le portrait de jeunes "souvent âgés de 14 à 18 ans", qui bénéficient généralement d'une "structuration familiale stable, avec des parents présents, parfois même une scolarité". Le problème, observe-t-il, c'est que ces mineurs sont "happés par l'extérieur". Les mauvaises fréquentations dont ils croisent la route provoquent "une émulation" chez eux. L'effet de groupe, considéré comme une circonstance aggravante, est la plupart du temps "le moyen de passer à l'acte".

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