1. Accueil
  2. Actu
  3. Justice et faits divers
  4. Reims : trois hommes mis en examen pour proxénétisme aggravé
1 min de lecture

Reims : trois hommes mis en examen pour proxénétisme aggravé

Placés en garde à vue, les quatre hommes sont soupçonnés de proxénétisme. L’enquête continue pour tenter de définir le rôle de chacun et d'identifier toutes les victimes.

La police judiciaire française (illustration)
La police judiciaire française (illustration)
Crédit : BERTRAND GUAY / AFP
Venantia
Venantia Petillault
Journaliste

Trois hommes âgés de 46 à 50 ans ont été mis en examen pour "proxénétisme aggravé" à Reims, dans la Marne, pour avoir organisé des dizaines de soirées sexuelles "violentes", tarifées à l'insu des participantes, dans le milieu sado-maso, a indiqué le parquet vendredi 9 octobre.

Deux sont considérés à ce stade "comme les têtes de réseau", l'un pour avoir été le "rabatteur, organisateur et collecteur de fonds", l'autre pour avoir mis à disposition des locaux et bénéficié de contreparties, précise le procureur de la République de Reims, Matthieu Bourrette, dans un communiqué.

L'un d'eux a été placé en détention provisoire. Le deuxième est incarcéré provisoirement mais le "débat" sur sa détention doit avoir lieu dans quelques jours. Le troisième enfin, soupçonné d'avoir servi d'intermédiaire, a été placé sous contrôle judiciaire. 

Six femmes "ignoraient" que ces relations étaient tarifées

La justice leur reproche d'avoir organisé "a minima" 150 à 200 soirées entre 2014 et 2020 - principalement à Reims et en région parisienne - dans le milieu dit du "BDSM" - bondage, domination soumission et sado-masochisme - au cours desquelles une femme majeure "avait des rapports sexuels sans aucune forme de limite quant à leur brutalité (...) avec un nombre conséquent d'hommes", et d'en avoir bénéficié "tant sur le plan sexuel que financier".

À lire aussi

Les clients, généralement rémois ou habitants de la région, "majeurs" et "insérés socialement", appartenaient pour la plupart à "des catégories sociales plutôt favorisées". La prestation était fixée "entre 40 et 800 euros par participant", selon le parquet. Parmi les sept femmes identifiées par les enquêteurs, toutes recrutées par le même organisateur, six "ignoraient" que ces relations étaient tarifées. "L'une d'elles a déposé plainte, deux autres se réservant le droit de le faire", précise le procureur.

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/