1 min de lecture Justice

Procès Sarkozy : l'ancien président dénonce des "infamies" à la reprise des audiences

Le procès de l’ancien président de la République s’est véritablement ouvert ce lundi 30 novembre : Nicolas Sarkozy a dénoncé des "infamies". Son avocate a demandé l’annulation de la procédure.

Thomas Sotto RTL Soir Thomas Sotto iTunes RSS
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Procès Sarkozy : l'ancien président dénonce des "infamies" à la reprise des audiences Crédit Image : STEPHANE DE SAKUTIN / AFP | Crédit Média : Cindy Hubert | Durée : | Date : La page de l'émission
Florise Vaubien
Florise Vaubien Journaliste

Le procès de Nicolas Sarkozy a véritablement débuté ce lundi 30 novembre, après un faux départ la semaine dernière : l'ancien président de la République est soupçonné d'avoir promis un poste à un ancien haut magistrat en échange d’informations le concernant. Gilbert Azibert, 73 ans, avait demandé un renvoi à cause de son état de santé, demande refusée par la justice, jeudi 26 novembre. 

L'ancien chef de l'État a dénoncé des infamies : la présidente l'a appelé à la barre pour lui lire la liste des infractions qui lui sont reprochées. Le prévenu a saisi quelques secondes le micro pour déclarer : "Je ne reconnais aucune de ces infamies pour lesquelles on me poursuit depuis six ans". 

Son avocate a pris le relais pour un long travail de démolition en règle de l’instruction qui commence. Maître Jacqueline Laffont a mis en pièces les méthodes du parquet national financier (PNF) qui a décidé de mener une enquête parallèle à l’instruction : ces investigations cherchaient la taupe qui aurait informé Nicolas Sarkozy qu'il était sous écoute. 

L'avocate demande l'annulation de la procédure

"Non seulement cette procédure n’a rien donné", puisque "nous n’avons jamais trouvé de taupe". "Cette procédure est restée secrète : c’est ce qu’on appelait quand j’étais jeune une 'enquête poubelle'", tonne l’avocate. "C’est là que l’on met tout ce que l’on veut cacher aux avocats", a-t-elle ajouté. 

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Pour Maître Jacqueline Laffont, les droits de la défense "ont donc été piétinés" : "cette enquête a été folle ou malhonnête". Elle a demandé l’annulation de l’intégralité de la procédure

Derrière elle, Nicolas Sarkozy trépigne sur sa chaise et hoche frénétiquement de la tête. Il devrait avoir la parole en fin de semaine

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