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Procès du 13 novembre : les accusés, dont Abdeslam, interrogés sur leurs personnalités

Le procès des attentats du 13 novembre entame un nouveau chapitre. Après plus d'un mois de témoignages très douloureux de rescapés et de familles endeuillées, la parole est désormais aux accusés.

Salah Abdeslam, le principal suspect des attentats du 13 novembre 2015, et les co-accusés Mohamed Amri et Mohamed Abrini au premier jour du procès, le mercredi 8 septembre 2021.
Salah Abdeslam, le principal suspect des attentats du 13 novembre 2015, et les co-accusés Mohamed Amri et Mohamed Abrini au premier jour du procès, le mercredi 8 septembre 2021.
Crédit : Benoit PEYRUCQ / AFP
Procès du 13 novembre : les accusés, dont Abdeslam, interrogés sur leurs personnalités
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Cindy Hubert

La Cour d'assises va se pencher toute la semaine sur la personnalité des 14 accusés présents en commençant par Salah Abdeslam, cet après-midi. C'est une étape tout à fait classique dans un procès d'assises. Puisque la justice ne juge pas que des faits, elle juge des hommes. La Cour doit donc prendre le temps de savoir. Où ont grandi les accusés ? Comment s'est passée leur enfance ? Leur scolarité ? Ont-ils eu des démêlés avec la justice, avant tout cela ? 

Bref toute la semaine, la Cour va se pencher sur leur trajectoire de vie. Mais sans aucune question sur la religion. Puisque cet aspect doit être abordé seulement en janvier prochain, au moment de l'interrogatoire sur les faits. 

L'exercice s'annonce donc périlleux pour les juges. Quand on sait à quel point l'islam radical fait partie de la personnalité de certains. 

Pour le moment, comment se comportent les accusés?

Et bien on ne peut pas dire qu'il y ait eu beaucoup de larmes dans le box. Alors que nous venons de traverser le déluge, un mois de témoignages absolument bouleversants. 
Deux accusés tout de même se sont levés pour dire leur compassion.

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Mohamed Abrini lui, a jugé bon de devoir se plaindre des contraintes imposées par les gendarmes. "J'ai envie de parler avec mon pote Abdeslam, ça fait six ans que j'ai pas vu mon pote". Tout cela, en pleine audition de rescapés du Bataclan.

Comment réagit Salah Abdeslam ?

Salah Abdeslam n'a pas eu un mot pour les victimes. Il a préféré prendre la parole
pour dénoncer ses conditions de détention : "on est traité comme des chiens"
pour justifier les attentats, "Le 13 novembre était "inévitable", "On a visé la France, mais il n'y avait rien de personnel".

Quoi qu'on en pense, rien que le fait d'entendre le son de sa voix était déjà un évènement, après des années de mutisme. même si le président de la Cour n'a pas hésité plusieurs fois à couper son micro.  

Cet après-midi, Salah Abdeslam va donc revenir sur son parcours. Avec cette question centrale: comment ce fêtard, accros aux casinos et aux boites de nuit, ce petit caïd de quartier, fumeur de joints, qui prie mais pas aux bonnes heures, est-il devenu un terroriste?

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