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Procès du 13 novembre : "J'ai voulu mourir pour rejoindre Papa", confie le fils d'une victime

Ce jeudi, au procès des attentats du 13 novembre, l'un des fils de Nicolas, tué au Bataclan, a livré un témoignage bouleversant à la barre du tribunal. Un récit qui a fait réagir jusque dans le box des accusés.

La salle d'audience du palais de justice de Paris.
La salle d'audience du palais de justice de Paris.
Crédit : Alain JOCARD / AFP
Procès du 13 novembre : les enfants des victimes témoignent
01:26
Cindy Hubert - édité par Florise Vaubien

Au palais de justice de Paris, le procès des attentats de Paris, survenus le 13 novembre 2015, se poursuit avec des témoignages poignants des enfants des victimes du Bataclan. Des familles qui racontent le récit d'une jeunesse brisée par la perte d'un parent. Ces témoignages ont fait réagir l'un des accusés pendant les audiences. 

Corinne n'oubliera jamais ce moment lorsqu'elle apprend que son compagnon, Nicolas, 43 ans, n'avait pas réussi à sortir vivant de la salle de concert attaquée par les djihadistes. "Mon petit Lazare, 6 ans, est en train de manger ses pâtes : il a l'air heureux. Je décide de lui laisser encore quelques heures de répit", raconte sa mère à la barre du tribunal de Paris. 

Corinne raconte qu'elle l'emmène ensuite à l'anniversaire d'un copain : "À son retour, je lui dis tout avec des mots précis", poursuit-elle. "Alors, je ne verrai plus jamais mon papa ? Je n'ai plus de papa ?", lui rétorque son garçon. "En deux phrases, il avait tout résumé", conclu Corinne. 

J'ai voulu mourir pour rejoindre Papa

Témoignage de Marius, l'un des trois fils de Nicolas, décédé à l'âge de 43 ans au Bataclan

Les deux grands fils de Nicolas sont venus témoigner : ils avaient 11 et 15 ans au moment du drame. "J'ai voulu mourir pour rejoindre Papa", confie Marius. L'adolescent gémit et poursuit, ému : "Je ne comprends pas comment les accusés peuvent rire entre eux pendant les suspensions d'audiences !". 

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Dans le box des accusés, Farid Kharkhach, accusé d'avoir fourni des fausses cartes d'identité aux kamikazes, bondit devant la cour : "Tous ces témoignages font saigner mon cœur. Je voudrais dire que je ne suis pas un terroriste". 

À l'autre bout du box, Salah Abdelslam boit tranquillement sa bouteille d'eau et n'a dévoilé aucun signe d'émotions malgré les témoignages d'une centaine de victimes qui se sont succédées à la barre. 

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