2 min de lecture Attentats à Paris

Procès de Reda Hame : le jihadiste avait annoncé une attaque terroriste sur le sol français

Ce jeudi 20 février s'ouvre le procès de Reda Hame, devant la cour d'assises spéciales de Paris. Ce jihadiste avait prévenu la DGSI, lors de son arrestation en août 2015, qu'une vague d'attentats allait toucher la France, particulièrement une salle de concert.

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Procès de Reda Hame : le jihadiste avait annoncé une attaque terroriste sur le sol français Crédit Image : Christophe Petit Tesson / POOL / AFP | Crédit Média : RTL | Durée : | Date : La page de l'émission
Cindy Hubert édité par Marie Gingault

Ce jeudi 20 février s'ouvre le procès de Reda Hame, devant la cour d'assises spéciales de Paris. Ce jihadiste avait effectué un séjour en Syrie en mai 2015. L'homme de 34 ans, lors de son interpellation en août de la même année, avait prévenu la DGSI (Direction général de la Sécurité intérieur), qu'une vague d'attentats risquait de toucher la France et notamment des salles de concerts.
Reda Hame a été interpellé le 11 août 2015 en raison de ses liens avec l'organisation terroriste Daech. Cet informaticien avait passé tout juste huit jours en Syrie. Là bas, un homme l'a rapidement pris sous son aile, il s'agit d'Abdelhamid Abaaoud, le futur cerveau des attentats du 13 novembre

Sur place, Reda Hame commence alors une formation express à la kalachnikov, à la campagne : "Je n'en pouvais plus, je me suis blessé avec une grenade, Abaaoud me criait dessus" raconte l'homme. Reda Hame est alors envoyé en Europe par avion avec une mission claire : faire le plus de victime possible en visant une foule compacte.

Cela va arriver chez nous très bientôt

Reda Hame
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Les instructions suivront une fois que Reda Hame serait à Paris. Cependant, Abdelhamid Abaaoud lui a fait part d'un cible facile : "Imagine un concert de rock dans un pays européen. Si on te passe de quoi t'armer, est-ce que tu serais prêt à tirer dans la foule ?". Le cerveau des attentats du 13 novembre va jusqu'à faire des calculs, une balle de kalachnikov peut traverser trois corps, un chargeur peut tuer 90 personnes.

Face au juge Marc Trévidic, le revenant assure qu'il a quitté la Syrie juste pour pouvoir sauver sa peau. Mais l'homme tient un discours terriblement prémonitoire, "À Raqqa, c'était une véritable usine à attentats" prévient-il "vu la motivation des gens, cela va arriver chez nous très bientôt" déclare l'homme, et ce, trois mois avant les attentats du 13 novembre.

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