2 min de lecture Justice

Procès Balkany : l'avocat d'Isabelle Balkany appelle à la clémence

Alors qu'Isabelle Balkany plaide "coupable" de blanchiment, Me Pierre-Olivier Sur estime que la femme de Patrick Balkany ne doit pas être "un symbole" livré à la vindicte de l'opinion publique.

Isabelle Balkany le 12 septembre 2015
Isabelle Balkany le 12 septembre 2015 Crédit : MIGUEL MEDINA / AFP
Claire Gaveau
Claire Gaveau
et AFP

Isabelle Balkany plaide "coupable de blanchiment" de fraude fiscale, mais ne doit pas être "un symbole" livré à la vindicte de l'opinion publique. Dans ce contexte, son avocat a appelé le tribunal à la clémence.

Première adjointe de son époux Patrick Balkany à la mairie de Levallois-Perret, commune cossue et surendettée de l'ouest parisien, Isabelle Balkany, 71 ans, n'a assisté à aucune audience devant le tribunal correctionnel de Paris depuis le 13 mai.

Quelques jours avant le début du procès, elle a fait une tentative de suicide. "Elle a craqué", a expliqué son avocat Pierre-Olivier Sur, avant de lire une lettre où sa cliente évoquait "le choc émotionnel provoqué par une médiatisation outrancière et dévoyée" de l'affaire.

Isabelle Balkany, c'est une souffrance, un cœur qui bat

Pierre-Olivier Sur
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"Isabelle Balkany, c'est une souffrance, un cœur qui bat, ce sont des valeurs (...), le sens du travail. C'est aussi, quand il le faut, le courage de dire 'j'ai commis des fautes'", a lancé son conseil.

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Un courage qu'il oppose au "climat de haine" rencontré sur les réseaux sociaux et jusque dans les couloirs du tribunal : "Il y a des gens qui viennent nous alpaguer jusque dans les ascenseurs pour dire 'ce sont des salopards', comme si cette affaire était un symbole d'un monde passé qu'il fallait définitivement détruire". 

Quatre ans de sursis pour Isabelle Balkany

Jeudi 13 juin, dénonçant la dissimulation d'au moins 13 millions d'euros d'actifs et un "blanchiment continu et systématique" du couple Balkany de 2007 à 2014, le parquet national financier a requis sept ans de prison ferme contre lui et quatre ans de prison avec sursis et 500.000 euros d'amende contre elle, relevant qu'elle avait "reconnu une faute". C'est pourquoi, il a appelé les juges à ne pas confondre l'exemple et le symbole.

L'accusation reproche aux Balkany de savants montages offshore destinés à cacher un joli patrimoine, notamment deux villas de rêve : Pamplemousse à Saint-Martin et Dar Guycy à Marrakech.

Ce n'est pas le dossier du siècle

Pierre-Olivier Sur
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Après avoir longtemps nié, Isabelle Balkany a fini par reconnaître pendant l'instruction avoir acquis la villa antillaise en 1997, via une société constituée au Liechtenstein par une fiduciaire suisse. "Nous plaidons coupable pour emploi de fonds successoraux non déclarés", a déclaré Me Pierre-Olivier Sur.

Le couple a en revanche toujours nié détenir le riad de la palmeraie, acquis en janvier 2010 par une SCI marocaine, elle-même détenue par une société écran panaméenne aux titres au porteur. Et ce, en dépit des peignoirs brodés aux initiales "PB", des livres dédicacés, des meubles payés par Isabelle Balkany et livrés dans la villa saharienne. "Des meubles achetés sur son compte personnel, il y en a", a concédé l'avocat, ajoutant qu'entre "50 et 100.000 euros de meubles (...) Ce n'est pas le dossier du siècle"

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