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Une femme tient une pancarte sur laquelle on peut lire « Justice pour Pengo Bossio Wangi et toutes les victimes de l'extrême droite » lors d'un hommage rendu aux victimes des attentats de Trappes, à Marseille, le 26 octobre,
Crédit : Justine MEDDAH / AFP
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Un hommage national sera prochainement rendu après l'attentat terroriste des Yvelines, qui a fait un mort et sept blessés, vendredi 23 octobre. "L'idée est bonne, le problème sont les acteurs qui seront présents", réagit Me Yassine Bouzrou, qui représente cinq parties civiles, au micro de RTL. L'avocat regrette qu'il soit présidé par le Premier ministre Sébastien Lecornu alors qu'il "s'est permis de faire une comparaison très dangereuse entre les victimes de l'attentat avec le militant néo-nazi Quentin" Deranque, mort à Lyon le 14 février.
"Pour nous, c'est une insulte. Pour les victimes, c'est une insulte", regrette Me Yassine Bouzrou. "Le fait que ce soit lui qui préside cet hommage pose une difficulté".
Sébastien Lecornu a dénoncé devant l'Assemblée nationale "des mots qui finissent par armer" et des "gens" qui "passent à l'acte". "Dans la République, le combat pour ses valeurs, il ne se fait pas à la carte. Et c'est le message que j'essaie de déployer depuis que je suis Premier ministre, y compris dans cette Assemblée, lorsque l'on était tous bouleversés par cet affrontement entre ultragauche et ultradroite avec la mort de Quentin" Deranque, militant d'extrême droite tué à Lyon en février, a-t-il ajouté, sous les réprobations des députés Insoumis.
La présence de la ministre Aurore Bergé coince aussi pour Me Yassine Bouzrou, après ses propos sur le "grand remplacement". "Elle a quand même dit que ce n'était pas une théorie raciste mais une opinion politique", abonde le conseil. "Pour moi, la présence de ces acteurs politiques est une insulte pour mes clients", conclut-il. La date de l'hommage n'est pas encore connue.
Plusieurs rassemblements ont eu lieu, en région parisienne notamment, en soutien aux victimes et pour "dénoncer la banalisation de la haine raciste". "Que justice soit faite", a imploré mercredi 28 octobre au soir la mère de Ramatou, l'enfant de 11 ans grièvement blessée, lors d'un rassemblement, selon une vidéo de Brut.
Interrogé mercredi sur la chaîne YouTube HugoDécrypte, le chef de l'État Emmanuel Macron a estimé qu'il y avait "des mouvements politiques qui ont laissé s'installer cela (un climat parfois raciste) à l'extrême droite", citant le RN et "ceux qui leur sont proches". Le RN a répondu jeudi par la voix de son député Jean-Philippe Tanguy que c'était le président, "très problématique", qui avait laissé prospérer "des idéologies haineuses".
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