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"Peut-être qu'un seul coup aurait suffi" : jugés, des CRS s'excusent pour des violences dans un Burger King lors de l'acte III des Gilets jaunes

Le 1er décembre 2018, neuf forces de l'ordre ont assené plusieurs coups à des personnes se trouvant dans l'établissement près de l'Arc de Triomphe à Paris. Certains risquent jusqu'à sept ans de prison et 100.000 euros d'amende, à l'issue de leur procès où ils ont reconnu avoir manqué de "lucidité" lundi 9 février.

Une insigne de CRS (Illustration).

Crédit : Philippe LOPEZ / AFP

"Peut-être qu'un seul coup aurait suffit" : jugés, des CRS s'excusent pour des violences dans un Burger King lors de l'acte III des Gilets jaunes

00:01:25

Arthur Pereira

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Des excuses timides, et uniquement lorsque la question leur est posée. À leur procès à Paris, neuf CRS jugés pour avoir matraqué des manifestants dans un Burger King près de l'Arc de Triomphe à Paris, pendant l'acte III des Gilets jaunes en décembre 2018, ont admis lundi 9 février avoir manqué de "lucidité", tout en rappelant le contexte de cette journée "surréaliste".

"Je suis désolé pour ce qui leur est arrivé", affirme d'une voix basse le premier des CRS entendu. Avant d'ajouter : "Ces manifestants n'avaient pas à être dans le Burger King".

Du haut de ses 48 ans, dont 20 années de service, le fonctionnaire de police reconnaît les faits : "Oui sur la vidéo, c'est bien moi qui donne plusieurs coups de pieds à cet individu au sol". "Je n'avais plus la lucidité… Je n'avais pas mangé, pas bu de la journée, j'étais debout depuis 4h30 du matin et il était 19h", ajoute-t-il, lorsque le président demande si l'usage de la force lui semblait justifié

"Peut-être qu'un seul coup aurait suffit"

Un autre CRS s'avance à la barre, sa chemise blanche impeccablement repassée et les mains dans le dos. Lui aussi a reconnu les faits reprochés : cinq coups de matraque contre un manifestant qui avait les mains en l'air. "Je m'excuse de l'avoir confondu avec un casseur", a-t-il dit. Quand je revois les images... Peut-être qu'un seul coup aurait suffit"

Huit des neuf accusés sont arrivés au tribunal correctionnel en uniforme, le dernier étant absent et représenté par son avocat. Ils ont été contraints peu après l'ouverture du procès en matinée d'enlever leurs insignes, à la demande des parties civiles qui avaient observé que des dispositions réglementaires interdisaient à des fonctionnaires de police de comparaître en tenue.

Certains risquent jusqu'à sept ans de prison et 100.000 euros d'amende.

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