1 min de lecture Enquête

Paris : un entrepreneur accusé de vendre des pass pour cambrioler des immeubles

VU DANS LA PRESSE - Accusés d'avoir revendu des badges à des cambrioleurs pour accéder à des immeubles parisiens, trois hommes ont été interpellés et sont passés aux aveux.

Photo d’un brassard de police prise le 8 décembre 2020 à Créteil. (Illustration)
Photo d’un brassard de police prise le 8 décembre 2020 à Créteil. (Illustration) Crédit : THOMAS COEX / AFP
Florise Vaubien
Florise Vaubien Journaliste

Trois personnes, âgés de 30 à 41 ans, ont été mises en examen en octobre dernier pour avoir revendu des pass Vigik, qui permettent d'ouvrir les portes de nombreux immeubles parisiens. Un chef d'entreprise indien de 41 ans, est "au centre de cette affaire", rapporte le Parisien : l'homme aurait fourni ces badges, revendus à des cambrioleurs actifs dans la région parisienne. D'après une magistrate, 130 vols par effraction auraient été commis entre 2018 et 2019, grâce à ce réseau. 

Les cambrioleurs interpellés ont confirmé auprès des enquêteurs "qu’ils achetaient ces badges auprès de membres de la communauté indienne". Ces derniers ont pu obtenir des pass qui permettent d’avoir accès aux immeubles pendant une durée de vingt-quatre heures. Ces "clefs" sont à l'origine "destinées aux personnes qui distribuent des prospectus publicitaires dans les boîtes aux lettres". Mais certains professionnels détournent son usage et en font des copies pour les revendre sur le marché au noir. 

2.000 euros de bénéfices mensuels

Les malfaiteurs se sont adressés à "des complices qui assurent l’interface avec le gérant de la société, qui ne veut pas avoir affaire directement aux cambrioleurs", a déclaré une source proche du dossier. 33.000 euros en liquide et 36 copies de pass Vigik seront retrouvés lors des perquisitions chez le quadragénaire, en situation d'irrégularité sur le territoire français. Au total, trois suspects sont arrêtés le 5 octobre 2020 dans cette affaire. 

Les trois hommes sont passés aux aveux lors des interrogatoires. L'entrepreneur a expliqué que sa société de prospectus lui rapporte seulement 1.200 euros par mois alors que son trafic de badges lui permet d’engranger 2.000 euros mensuels. "Il minimise son implication en affirmant qu’il est sous l’emprise d’un homme qu’il appelle le patron, et qu’il veillait toujours à récupérer ces cartes magnétiques après leur usage illégal", a ajouté une source.

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