2 min de lecture Justice

Non-lieu confirmé pour le policier qui avait tué Shaoyo Liu en 2017

Le policier qui a tué par balle Shaoyao Liu, lors d'une intervention en 2017, s'est vu confirmé un non-lieu par la cour d'appel de Paris.

Un portrait de Shaoyao Liu, décédé en 2017
Un portrait de Shaoyao Liu, décédé en 2017 Crédit : BENJAMIN CREMEL / AFP
William Vuillez
William Vuillez
et AFP

La cour d'appel de Paris a confirmé mardi 17 novembre le non-lieu accordé au policier qui a tué d'une balle Shaoyao Liu, un père de famille chinois, lors d'une intervention à son domicile en 2017 à Paris, a appris l'AFP de sources concordantes. La famille de Shaoyao Liu avait fait appel d'un premier non-lieu accordé le 11 juillet 2019 au policier. 

Ce dernier n'a pas été mis en examen dans cette enquête pour "violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner" et s'est vu accorder le bénéfice de la légitime défenseLes faits remontent au 26 mars 2017. Peu après 20h, la police s'était rendue dans une cité du XIXe arrondissement de Paris, alertée par un voisin qui avait signalé la présence de M. Shaoyao Liu, très agité et tenant à la main ce qu'il croyait être un couteau

Craignant un danger, les trois policiers, deux hommes et une femme, équipés d'un fusil d'assaut et de pistolets, avaient enfoncé la porte du domicile. L'un d'entre eux, Damien V. a alors tiré un coup de feu, touchant mortellement au coeur M. Liu, 56 ans, sous les yeux de ses enfants.

Des policiers "peu en maîtrise", selon un témoin

Plusieurs versions s'opposent dans cette affaire : celle de la police et celle de la famille, soutenue par un témoin de la scène. Selon la version des policiers, Shaoyao Liu venait d'agresser avec ses ciseaux le porteur du fusil d'assaut. "Il me plante !" aurait crié ce dernier, provoquant le tir de riposte de son collègue. 

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Pour les enfants Liu, jamais leur père n'a porté la main sur personne : la lame était une paire de ciseaux, qui lui servait à écailler du poisson. Un voisin, témoin depuis le couloir, assure qu'il n'a jamais entendu les policiers crier "il me plante" avant le coup de feu. Interrogé par l'AFP, le témoin a décrit une "intervention extrêmement violente et en décalage total avec la situation", par des policiers "peu en maîtrise".

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