1 min de lecture Faits divers

Nantes : un lycéen de 15 ans meurt après une fusillade

Le jeune homme avait été admis à l'hôpital lundi 11 janvier dans un état critique. Il a succombé à ses blessures ce mercredi.

Les urgences à l'hôpital (illustration)
Les urgences à l'hôpital (illustration) Crédit : FRANCOIS LO PRESTI / AFP
Florine Boukhelifa et AFP

Le lycéen est décédé des suites de ses blessures ce mercredi. Un jeune homme de 15 avait été hospitalisé dans un état critique lundi 11 janvier après avoir été atteint par des tirs de chevrotine à l'oeil et à la carotide en fin de journée. Les faits se sont déroulés dans le quartier nantais des Dervallières, a précisé Ali Rebouh, adjoint au maire et élu en charge du quartier.

L'adolescent était scolarisé en seconde professionnelle "Négociation et relation client" au lycée du Sacré Cœur de Nantes, a confirmé la direction de l'enseignement catholique de Loire-Atlantique, ajoutant qu'il était "très apprécié" des élèves de sa classe. Ces derniers ont bénéficié d'une aide psychologique.

Les tirs par fusil de chasse, qui ont également touché au genou un jeune majeur, provenaient d'une voiture. Les faits se sont déroulés devant le hall d'un immeuble connu comme un lieu de trafic de stupéfiants, dans ce quartier dit de "reconquête républicaine", a indiqué une source policière.

Des habitants excédés par le trafic de stupéfiants

Une réunion était programmée le 20 janvier entre les locataires, la mairie, la police et le bailleur social après une pétition des riverains, qui réclamaient la fin des nuisances liées au trafic de drogue. "Les habitants nous avaient alertés sur une situation invivable avec des problèmes d'incivilités et de propreté dans le hall de leur immeuble depuis plusieurs mois, raconte Ali Rebouh.

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Selon l'élu, les habitants "sont dans la tristesse, l'émotion et éprouvent un certain sentiment d'abandon" mais "il n'existe pas de solution simple pour régler le problème de la drogue à Nantes". "Ces habitants ont besoin de répit et cette réunion (du 20 janvier, ndlr) doit permettre de trouver des solutions collectives. La situation impose qu'ensemble, nous ne baissions pas les bras", a-t-il ajouté.

Lors d'une conférence de presse en décembre, le procureur de Nantes Pierre Sennès avait dénombré 35 fusillades à Nantes en 2020 contre 64 en 2019. 

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