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Moselle : ce que l'on sait du suicide présumé d'une enfant de 9 ans

La fillette de 9 ans s'est probablement suicidée à son domicile après avoir laissé un mot d'adieu. Ses parents ont évoqué les moqueries dont elle était victime à l'école en raison de sa corpulence.

Un véhicule de pompiers (illustration).

Crédit : KENZO TRIBOUILLARD / AFP

Guillaume Dosda & AFP

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La ville de Sarreguemines (Moselle) est sous le choc. Samedi 11 octobre, une fillette de neuf ans a été retrouvée morte à son domicile familial. Selon des sources policières, la fillette a été découverte pendue avec un linge dans sa chambre par sa mère.

Le parquet a indiqué que la piste du suicide est privilégiée. La jeune fille avait laissé "un petit mot d'adieu". Les secours ont immédiatement été appelés, mais ils n'ont rien pu faire pour la réanimer. Le corps de la victime devrait être transféré à l’Institut médico-légal de Strasbourg où un examen devrait être pratiqué. Une enquête a été ouverte.

Le procureur de la République, Olivier Glady, précise dans un communiqué que l’Institut Médico-légal de 
Strasbourg, venu sur place afin de procéder à un examen médical du corps, privilégie également l'hypothèse du suicide par pendaison réalisée dans la chambre où le corps avait été découvert.

Le maire de Sarreguemines, Marc Zingraff, a fait état d'"une profonde tristesse" et d'"une immense émotion" : "En ces heures terriblement douloureuses, mes pensées les plus sincères vont à sa famille, à ses proches, ainsi qu'à l'ensemble de la communauté éducative, tous profondément bouleversés".

L'émotion dans la communauté éducative

La fillette était scolarisée en classe de CM2 à l'école Montagne Supérieure de la ville, où une "cellule d'écoute" a été mise en place, pour soutenir les élèves et le corps enseignant. 

À écouter aussi

Dans un communiqué, le recteur de la région académique Grand Est et de l'académie de Nancy-Metz, Pierre-François Mourier, et le directeur académique des services de l'Éducation nationale (Dasen) de Moselle, Mickaël Cabbeke, ont déclaré que "l'ensemble de la communauté éducative est bouleversée par cet événement dramatique et partage l'émotion" de la famille et des proches de l'enfant.

Soupçons de harcèlement scolaire

Selon des sources policière, elle subissait, aux dires de sa mère, des railleries de ses camarades de classe en raison de son surpoids et elle avait déjà évoqué un passage à l'acte. 

Mais le parquet a dit n'avoir "aucune information laissant penser qu'elle aurait évoqué un potentiel passage à l'acte" et a dit rester "très prudent" au sujet d'un éventuel harcèlement. "L'enquête se poursuit", a-t-il poursuivi.

"La mineure ne disposait pas de téléphone portable ou de tablette grâce auxquels elle aurait pu être une utilisatrice habituelle de réseaux sociaux", précise le communiqué du procureur.

Et "ce sont les enquêtes qui vont être menées en interne et par les forces de l'ordre qui vont déterminer avec précision et certitude les circonstances qui ont pu amener l'élève à passer à l'acte".

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