1 min de lecture Justice

Mort du bébé d'un couple salafiste : le père condamné à 18 ans de prison, la mère à 5 ans

Les parents accusés d'avoir causé la mort de leur petite fille de quinze mois en 2017, ont été condamnés ce jeudi 14 novembre.

Bébé (illustration)
Bébé (illustration) Crédit : DIDIER PALLAGES / AFP
William Vuillez
William Vuillez
et AFP

La cour d'assises de l'Isère a rendu son verdict ce jeudi 14 novembre, concernant Sami Bernoui et Noémie Villard, deux parents accusés d'avoir causé la mort de leur petite fille de 15 mois en 2017. Le père de 26 ans a été reconnu coupable de violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, violences volontaires et habituelles, et privation de soins. Il a été condamné à 18 ans de prison. 

Ses avocats, Mes Ronald Gallo et Grégoire de Petiville, avaient demandé mardi la requalification des faits en homicide involontaire, Sami Bernoui reconnaissant être tombé, le genou sur le ventre de la petite Hafsa Bernoui, ce qui avait provoqué une péritonite, en partie cause du décès. Le père s'est également vu retirer l'autorité parentale sur son deuxième enfant, un petit garçon placé en famille d'accueil.

La mère, âgée de 22 ans, a quant à elle été condamnée à cinq ans d'emprisonnement pour privation de soins et violences volontaires. La jeune femme a par ailleurs été acquittée des faits de violences ayant entraîné la mort de sa petite fille sans intention de la donner.

Un couple radicalisé depuis peu

Noémie Villard a l'obligation de ne pas entrer en relation avec Sami Bernoui, pendant dix ans. La cour n'a cependant pas prononcé le retrait de l'autorité parentale de la jeune femme, qui pourra rester en relation avec son fils, dernier né du couple salafiste radicalisé depuis peu.

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Sami Bernoui avait considéré que ce drame était "entièrement de (sa) faute". "Je n'ai jamais su aimer ma fille comme je devais l'aimer et je n'ai pas su lui donner l'amour dont elle avait besoin". Il avait demandé pardon à "(sa) femme", avec qui il est marié religieusement, ainsi qu'aux parents de la jeune femme, parties civiles lors de ce procès.

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