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Militaires attaqués à Levallois : l'enquête confiée à des juges d'instruction

L'enquête concernant l'attaque de militaires de l'opération Sentinelle par une voiture-bélier à Levallois-Perret a été confiée à des juges d'instruction.

Une voiture a foncé sur des militaires de l'opération Sentinelle à Levallois-Perret, le 9 août 2017
Une voiture a foncé sur des militaires de l'opération Sentinelle à Levallois-Perret, le 9 août 2017
Crédit : STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
Claire Gaveau & AFP

Mercredi 9 août, une voiture a renversé un véhicule transportant six militaires de l'opération Sentinelle à Levallois-Perret, dans les Hauts-de-Seine. Le suspect de l'attaque, identifié comme Hamou B., s'était récemment "intéressé à des organisations terroristes" et semblait avoir des velléités de départ pour la Syrie, a déclaré mercredi 23 août le procureur de la République de Paris François Molins.

L'enquête a été confiée à des juges d'instruction, a ajouté François Molins, qui s'exprimait lors d'un point presse consacré à cette attaque au cours de laquelle six militaires de l'opération Sentinelle avaient été blessés, dont trois sérieusement, par une BMW qui avait délibérément foncé sur eux. Elle vise les chefs de "tentative d'assassinats sur personnes dépositaires de l'autorité publique en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroriste criminelle".

La piste terroriste étayée

Selon les propos du procureur de la République de Paris, plusieurs éléments recueillis au cours de ces derniers jours d'enquête viennent également "étayer le caractère terroriste". "Les premières analyses" de deux téléphones portables, l'un saisi dans le véhicule utilisé pour l'attaque et l'autre au domicile du suspect, Hamou B., attestent d'un intérêt "certes récent" mais "certain" pour "les organisations terroristes islamistes avec d'éventuelles velléités de départ pour la Syrie".

Ces analyses ont "mis en évidence sur les tout derniers mois des recherches et consultations sur internet", notamment à propos de billets d'avions Paris-Istanbul pour début septembre 2017, de la région d'Idleb en Syrie, en partie contrôlée par des groupes jihadistes, ou de "la légitimité dans la religion musulmane de tuer des musulmans ou (...) des mécréants". Le téléphone saisi à son domicile comporte par ailleurs "une douzaine d'images relatives à l'État islamique ou avec des objets tels que drapeaux, images de dirigeants ou d'idéologues". 

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Le procureur a également souligné "qu'il apparaît qu'Hamou B. aurait été proche du mouvement fondamentaliste Tabligh (Association pour la prédication en français, un mouvement qui prône une vision ultra-rigoriste, littérale de l'islam, ndlr). Hamou B. aurait notamment participé "en 2013 et 2014 à une campagne de propagande organisée par ce mouvement". 

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