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Migrants : l'inquiétude des associations après les démantèlements de deux camps

RÉACTIONS - Différentes associations sont scandalisés après les des deux démantèlements de camps qui ont eu lieu lundi et mardi matin dans le Nord à Norrent-Fontes et Grande-Synthe.

Le camp de migrants de Grande Synthe en mai 2017 (image d'archives)
Le camp de migrants de Grande Synthe en mai 2017 (image d'archives)
Crédit : PHILIPPE HUGUEN / AFP
"Il y a une volonté de faire disparaître les migrants du littoral du nord de la France", se désole Claire Millot de l'association Salam
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Cécile De Sèze & Franck Antson & AFP

Les forces de l'ordre ont procédé lundi matin au démantèlement du camp de migrants de Norrent-Fontes, dans le Pas-de-Calais. 85 personnes "mises à l'abri" selon la préfecture, "sans débordements". Une opération qui s'est déroulée après une mise en demeure de la préfecture évoquant des raisons de sécurité sur deux aires d'autoroute proches (franchissement d'autoroute, intrusions, méthodes violentes) et des risques d'inondation et d'incendie. 

Mardi 19 septembre, c'est au tour du camp de Grande-Synthe d'être évacué. Des centaines de migrants ont été acheminés dans des bus dirigés vers des centres d'accueil et d'orientation (CAO). "C'est une opération de mise à l'abri des personnes qui vivaient dans de mauvaises conditions" et une "conséquence directe des orientations données par le ministre" de l'Intérieur Gérard Collomb, a indiqué un porte-parole de la préfecture à proximité du camp.

Les associations inquiètes

Sur les réseaux sociaux, de nombreuses associations sont révoltées. Concernant le camp de Norrent-Fontes, l'avocate de l'association Terre d'errance Julie Bonnier dénonce "un déni des droits fondamentaux indigne et contraire à l'État de droit"

En avril 2017, la cour d'appel de Douai avait débouté la mairie de Norrent-Fontes et des propriétaires terriens qui réclamaient l'évacuation du camp. Dans un communiqué lundi soir, cinq associations (Auberge des migrants, Salam, Médecins du monde, Utopia 56, Secours catholique) rappellent cette décision judiciaire. 

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En ce qui concerne Grande-Synthe, l'association Auberge des migrants signale que tous les réfugiés sont emmenés en bus et n'auraient pas le choix. Sur place, le correspondant de RTL, Franck Antson, rapporte que le sous-préfet assure que les migrants y rentrent "volontairement", tout en précisant que, tenu à distance, il ne peut pas vérifier.

Au lancement de l'opération, la police a encerclé le campement, situé à la périphérie de la commune, près du bois du Puythouck et d'un centre commercial, et fermé le secteur, laissant les associatifs à l'extérieur, selon une bénévole d'Emmaüs-Grande-Synthe. 

Il y a une volonté de faire disparaître les migrants du littoral du Nord

Claire Millot de l'association Salam

"Il y a une volonté de faire disparaître les migrants du littoral du nord de la France", se désole Claire Millot de l'association Salam, au micro de RTL. "On ne peut pas les laisser là c'est vrai, il y a de la boue, pas de toilettes, aucun accès aux douches, ils ne les laissent pas installer des tentes et construire des abris, de temps en temps il y a un nettoyage radical, poursuit-elle. Et là ça doit être, aujourd'hui, un nettoyage radical". 

De son côté, Médecins du monde dénonce une "énième expulsion brutale et toujours aucune politique d'accueil". "L'évolution de la situation depuis ces derniers jours nous inquiète", conclut l'Auberge des migrants, faisant ainsi référence à Norrent-Fontes mais aussi à Calais ou à La Chapelle à Paris.

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