4 min de lecture
Un clavier d'ordinateur illustrant les risques de cyberattaque (photo d'illustration).
Crédit : Science Photo Library via AFP
Je m'abonne à la newsletter « Infos »
Mettre RTL en favori sur Google
Les cyberattaques se sont multipliées au cours de l'été. Après deux premiers piratages en juin et juillet, la Direction générale des finances publiques a confirmé ce mardi 18 août une troisièmes fuite de données, tandis qu'un piratage massif de données de l'Éducation nationale a été revendiqué en début de semaine. À chaque fois, les hackers ont extrait des centaines de milliers, voire des millions de lignes de données.
Le fisc avait dans un premier temps indiqué avoir été victime de deux intrusions et vols de données, fin juin et fin juillet. Au moins 678.000 particuliers et professionnels sont concernés par la première cyberattaque, où des données plutôt "sensibles" ont été dérobées, notamment concernant les particuliers : noms, prénoms, quotient familial, revenu fiscal de référence, et taux de prélèvement à la source, notamment. En revanche, les données concernant les professionnels (numéro de Siren, adresse de l'entreprise et du mandataire) sont souvent déjà publiques.
La deuxième cyberattaque concernait cette fois-ci des données de parcelles cadastrales. Le groupe de cybercriminels "ZeroBytes", qui revendique les différentes cyberattaques survenues au cours des dernières semaines, affirme ainsi avoir partiellement extrait plus de 250.000 lignes de données, ce qui concernerait selon lui plus de deux millions de personnes. De son côté, la direction des finances publiques a estimé à 200.000 le nombre de comptes concernés.
Selon le site de référence French Breaches, le cybercriminel pourrait avoir eu accès à un certain nombre de données portant sur l'identité des titulaires de droits sur les parcelles cadastrales. Dans le détail, les noms, prénoms, sexes, dates de naissance, lieux de naissance, adresses, identifiants fonciers, départements et communes, ainsi que les sections et numéros de parcelles cadastrales ont été collectés par le pirate informatique.
La Direction générale des finances publiques se veut toutefois relativement rassurante quant à la sensibilité de ces données, expliquant que des données cadastrales détaillées sont assez simples à retrouver avec une recherche approfondie.
Ce mardi 18 août, les Finances publiques confirment une nouvelle fuite de données, concernant cette fois des informations moins sensibles relatives aux successions. Le fisc assure que cette cyberattaque a été rapidement "coupée", cette nouvelle brèche informatique n'étant pas du tout de la même ampleur" que les piratages précédents.
Les informations exposées sont par ailleurs similaires à celles que l'on peut retrouver dans des "annonces légales" publiques. La Direction générale des finances publiques a toutefois commencé à contacter plus de 350.000 particuliers concernés par ces diverses fuites de données, et désormais exposés à de possibles utilisations malveillantes de leurs informations, comme des risques de hameçonnage ou d'usurpation d'identité.
Quelques jours seulement après ces diverses cyberattaques, ZeroBytes revendique cette fois depuis lundi soir un piratage massif de l'Éducation nationale, une fuite qui concernerait 346 millions de lignes de données, selon French Breaches. Cela ne signifie pas qu'autant de personnes sont concernées : une même personne peut apparaître à plusieurs reprises dans ces données.
Selon les informations données par le pirate informatique, plus d'un million d'élèves seraient concernés, principalement des enfants de primaire. Près de quatre millions d'identifiants de personnels de l'Éducation nationale auraient été dupliqués, même si le ministère n'a pas confirmé ces chiffres à ce stade. En revanche, les données dérobées s'étaleraient sur une période d'une vingtaine d'années, visant à la fois des élèves, professeurs et membres du personnel.
Le ministère de l'Éducation nationale avait confirmé le 31 juillet dernier une intrusion dans l'un de ses systèmes d'information après l'usurpation "d'un compte professionnel". Les données alors extraites pourraient concerner des informations d'identité et professionnelles d'agents du ministère, comme des statuts et fonctions. Certains d'entre eux sont également concernés par une extraction de leurs coordonnées, notamment adresse postale, numéro de téléphone et numéro de sécurité sociale.
Les risques liés à de telles fuites de données peuvent se manifester par du phishing ciblé, des usurpations d'identité et diverses tentatives d'arnaque. Alors que la Direction générale des finances publiques a affirmé avoir commencé à contacter les personnes concernées depuis ce début de semaine, certains mettent en garde sur les réseaux sociaux contre de faux mails reprenant l'habillage de la plateforme des impôts.
Il faut donc toujours veiller à vérifier l'adresse de l'expéditeur. Dans le cas du fisc, l'adresse mail doit toujours se terminer par @dgfip.finances.gouv.fr. L'administration fiscale ne vous contactera jamais par voie téléphonique à travers des numéros qui commencent par 06 ou 07.
Ne laissez pas Google décider de vos sources.
Ajouter RTL comme source préférée
Bienvenue sur RTL
Ne manquez rien de l'actualité en activant les notifications sur votre navigateur
Cliquez sur “Autoriser” pour poursuivre votre navigation en recevant des notifications. Vous recevrez ponctuellement sous forme de notifciation des actualités RTL. Pour vous désabonner, modifier vos préférences, rendez-vous à tout moment dans le centre de notification de votre équipement.
Bienvenue sur RTL
Rejoignez la communauté RTL, RTL2 et Fun Radio pour profiter du meilleur de la radio
Je crée mon compte