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Meuse : ils ne payent plus leur loyer, le propriétaire ôte la porte d'entrée

VU DANS LA PRESSE - Alors qu'un différend oppose deux sexagénaires et leur propriétaire à cause de loyers impayés, ce dernier a fait démonter la porte d'entrée de ses locataires.

La commune de Robert-Espagne, près des villes de Bar-le-Duc et Saint-Dizier, dans la Meuse
La commune de Robert-Espagne, près des villes de Bar-le-Duc et Saint-Dizier, dans la Meuse
Crédit : RTL.fr
Paul Turban

La méthode est à vrai dire... radicale. Deux sexagénaires habitent une petite maison de Robert-Espagne, près de Bar-le-Duc (Meuse) pour 450 euros par mois. Un loyer qu'ils peinent à payer. Mais à la mi-juillet, leur propriétaire mécontent est venu démonter leur porte d'entrée, comme l'explique l'Est républicain

Le propriétaire du logement, qui n'est autre que le maire du village, assume son geste. "On n’a reçu que la moitié de la caution qui était exigée, on attend toujours l’attestation d’assurance", a-t-il expliqué. Ce mardi 30 juillet, un huissier est allé déposer un commandement à payer de 1.617,11 euros. "Il faut trouver une solution, parce que je ne remettrai pas la porte, je ne calerai pas", a encore déclaré le maire du village

Les locataires se sont eux plaints de l'insalubrité du logement, si bien qu'ils ont écrit au président de la République. Une représentante de l'Agence régionale de santé est venue le 18 juillet avec une assistante sociale. Ils ont aussi déclaré : "On n’a jamais eu de quittance pour les loyers que l’on payait en liquide, ça nous a toujours été refusé et ça nous a fait perdre des aides au logement. À force, on ne peut plus donner…" Des quittances que le maire dit avoir refusé de délivrer à cause des impayés. 

Dans cette situation, les locataires ont porté plainte à la gendarmerie. Le soir, ils sont obligés de calfeutrer tant bien que mal le trou laissé par la porte. Pourtant, le propriétaire persiste et signe : "Je leur ai dit aux gendarmes : 'Si c’est ça, mettez-moi les pinces'. J’en ai plus que marre, je veux faire avancer les choses."

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