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Municipales 2020 : le désarroi des maires des petites communes

Selon un sondage Cévipof, un maire sur deux ne souhaite pas se représenter. La fonction ne séduit plus, comme à Giffaumont-Champaubert où le maire actuel ne trouve pas de successeur.

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Municipales 2020 : le désarroi d'être maire dans les petites communes Crédit Image : ERIC CABANIS / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Gautier Delhon-Bugard édité par Esther Serrajordia

Assumer le mandat de maire ne séduit plus. À huit mois des élections municipales, le projet de loi "engagement et proximité" présenté mercredi 17 juillet en conseil des ministres, vise à redonner de l'attractivité à la fonction d'élu local. Le gouvernement entend faire face à la crise des vocations : 1 maire sur 2 ne souhaite pas se représenter en 2020 selon une étude du Cévipof

Les petites communes sont particulièrement touchées, comme à Giffaumont-Champaubert, dans l'est de la Marne. Situé au bord d'un lac, le village coquet où les pelouses et les bacs à fleurs bien entretenus entourent les bâtisses à l'architecture traditionnelle à pans de bois, compte 270 habitants.

Jean-Pierre Calabrese est le maire. À 64 ans, cet enseignant à la retraite exerce son premier et dernier mandat. En 2020, il ne se représentera pas. Trop de responsabilités, trop de stress et une vie familiale chamboulée. "Il y a une fatigue qui s'installe. Je fais 30, 35 heures par semaine et je suis payé 70 euros par mois. Les salaires des maires dans les petites communes sont ridicules" affirme-t-il.

"Pour être maire, il faut être maso"

Problème : dans cette commune, personne ne veut devenir maire. Or, il faut trouver un potentiel successeur rapidement, sinon il se sentira obligé de se présenter à nouveau, à contrecœur. 

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Une des raisons pour lesquelles la vocation n'attire plus est la diminution du pouvoir de maire, explique Thierry Barba, le président de l'association des maires ruraux de la Marne. Avec la loi NOTRe de 2015, l'élu serait devenu un simple exécutant au service de grandes structures. "Le problème des maires c'est qu'ils ont toutes les responsabilités sans aucun moyen. Aujourd'hui pour être maire, il faut être maso" affirme-t-il. 

La colère des maires des petites communes s'était fait entendre lors du Grand Débat, où ils déclaraient avoir le sentiment d'être les oubliés de la République. 

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