2 min de lecture Faits divers

Marseille : "On a eu beaucoup de chance", confie un policier agressé

RÉACTION - Éric, avec d'autres policiers, a reçu une pluie de projectiles dans la cité de la Castellane. Il parle de "scènes de guérilla urbaine".

Julien Sellier RTL Petit Matin Julien Sellier iTunes RSS
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Marseille : "On a eu beaucoup de chance", confie un policier agressé Crédit Image : BERTRAND GUAY / AFP | Crédit Média : Hugo Amelin | Durée : | Date : La page de l'émission
Générique 1
Hugo Amelin édité par Coline Daclin

Dimanche 30 août dans l'après-midi, Éric, un policier marseillais, a essuyé une pluie de projectiles au moment où il était  en train d'interpeller avec deux de ses collègues policiers un dealer de drogue dans la cité Castellane. La scène a été filmée et diffusée sur les réseaux sociaux.

Éric a été blessé à l’œil par un éclat de canette. Ce policier, dans la bac Nord depuis plus de 10 ans, dit s'être senti piégé, comme pris dans une nasse. "Ce ne sont pas des émeutes, ce sont des scènes de guérilla urbaine", témoigne le policier au micro de RTL avant que l'interpellation ne dégénère. "On se retrouve vite entouré par dix, quinze puis vingt personnes, alors que l’on vient de menotter le charbonneur".  

Pour le "libérer", ces derniers envoient sur les deux policiers tout ce qu’ils ont sous la main : VTT, boule de pétanques, un volet, des tables, des chaises, des canettes en verres mais aussi un poignard et deux pitbulls qui seront repoussés in-extremis par une bombe lacrymogène.  "Si on prend des objets aussi lourds sur la tête, c’est la paralysie ou la mort", estime Éric. "On a eu beaucoup de chance", poursuit le policier, en dépit des blessures.

"Je ne vais pas baisser les bras" assure Éric

Après avoir été touché à plusieurs reprises par des coups de pied et des jets de projectiles, l’un des policiers sort son arme et tire un coup de feu en l’air. Cela ne repousse les assaillants qu’une trentaine de secondes. "On est resté environ cinq minutes comme ça, on a tenu le plus longtemps possible, avec le sac du dealer qui contenait plus de trois kilos de résine, mais à un moment donné, on s’est regardé : il fallait partir" raconte Éric, avant que le dealer ne s'échappe, menottes aux pognets.

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"Ça s’est fini avec deux policiers qui courent dans la cité et une trentaine de personnes qui les poursuivent équipées de barres de fer", ajoute-t-il dans un sourire désabusé. Les marins-pompiers de la ville parviennent à lui retirer un morceau de verre planté dans son globe oculaire tandis que son collègue a pris un volet d’appartement sur le cou et écopé de trois points de suture.

Mais cet accrochage violent ne va pas faire raccrocher le fonctionnaire de police : "Quand on est policier de la BAC à Marseille, on sait à quoi s’attendre. Il n’y a que des gens motivés, prêts à affronter ce genre de situation. Moi je ne vais pas baisser les bras, je serai là encore demain pour nos concitoyens".

Dans cette affaire, un jeune homme soupçonné d’avoir participé à l’agression a été interpellé. Éric espère que les hautes instances de la police, "légèrement déconnectées", prendront conscience du phénomène et des moyens hors norme à mettre en œuvre pour limiter l’influence des réseaux.

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