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Marseille : les deux policiers condamnés pour violences policières exerçaient toujours

Condamnés le 14 mai dernier à quatre ans de prison, dont deux ferme pour avoir tabassé un adolescent de 16 ans en 2018, deux policiers marseillais continuaient d'exercer jusqu'à aujourd'hui.

Une voiture de police (illustration)
Une voiture de police (illustration)
Crédit : KENZO TRIBOUILLARD / AFP
Marie Gingault & AFP

Deux policiers marseillais condamnés à des peines de prison ferme en première instance pour avoir tabassé un adolescent, viennent d'être suspendus un mois après leur condamnation, a-t-on appris ce jeudi auprès de la police. La direction départementale de la sécurité publique (DDSP) a reçu mercredi 10 juin, deux arrêtés de suspension concernant ces deux agents, a indiqué un porte-parole de la DDSP des Bouches-du-Rhône.


Le 14 mai, le tribunal de Marseille avait condamné les deux hommes à quatre ans de prison  dont deux ferme, pour avoir frappé à coups de pieds et de poings le jeune Ishaq 16 ans, qui sortait faire des courses dans une épicerie de nuit en février 2018. L'adolescent s'en était sorti avec de multiples lésions et une fracture du plancher de l'orbite lui valant 15 jours d'ITT (interruption totale de travail).

Lionel.P brigadier chef et Thomas.B gardien de la paix ont tous deux fait appel de cette condamnation et étaient libres. Jusqu'à ce jeudi 11 juin, ils continuaient d'exercer leur métier, au sein de la Compagnie d'intervention et de sécurisation (CSI), comme le révèle le quotidien 20 minutes

Le patron de la CSI avait témoigné en faveur des deux agents

L'avocate de la victime, Maître Linda Sennaoui, s'était déjà indignée que ces policiers aient continué d'exercer "au contact de la population, dans leur secteur du Nord de Marseille", après l'enquête sur les faits, délivrée en avril 2019 par l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), qui a conduit au procès.

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"La police s'est retranchée derrière le délai de la procédure pénale alors qu'elle pouvait procéder à une enquête administrative sans attendre", déplore Me Sennaoui. "Mais que voulez-vous qu'on attende de la hiérarchie à Marseille alors que le patron de la CSI est venu témoigner en faveur des deux policiers au procès ?", dénonce l'avocate. 

Maître Sennaoui, qui avait écrit au ministre de l'Intérieur le 8 juin, estime que "c'est le coup de fil de la journaliste de 20 minutes qui a précipité la suspension". En effet, jusqu'à cet appel, les deux policiers continuaient d'aller travailler chaque matin. Du côté de la DDSP, on assure que le délai "correspond au temps de la procédure : ça ne se fait pas du jour au lendemain". 

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