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Libération des gérants du Cuba Libre : "C'est intolérable", dénonce le père d'une victime

"Ça veut dire qu'on a tué 14 personnes et on sort au bout de 12 mois ? C'est léger. C'est trop léger", regrette le père d'une des victimes décédées dans l'incendie du Cuba Libre le 5 août 2016 à Rouen.

La façade du Cuba Libre où 14 personnes sont décédées le 6 août 2016.
La façade du Cuba Libre où 14 personnes sont décédées le 6 août 2016.
Crédit : Frédéric Veille
Libération des gérants du Cuba Libre : "C'est intolérable", dénonce le père d'une victime
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Frédéric Veille

Le 5 août 2016 l'incendie d'un bar à Rouen avait coûté la vie à 14 personnes. Le feu s'était propagé par les bougies d'un gâteau d'anniversaire. Les victimes prises au piège en sous-sol avaient péri asphyxiées et brulées. Les deux gérants avaient été condamnés à cinq ans de prison, dont deux avec sursis. Aujourd'hui, ils viennent de bénéficier d'une libération anticipée sous bracelet électronique. Rémy Hubert le papa du DJ décédé dans l'incendie n'admet pas cette décision.

"J'ai de la colère, et je pense qu'il y a de quoi. Eux ils vont se reconstruire ces gens-là. Est-ce que nous on va se reconstruire ? Est-ce que mon fils va se reconstruire ? Déjà que cinq ans de prison ce n'était pas cher payer, mais là (...) ça veut dire qu'on a tué 14 personnes et on sort au bout de 12 mois, c'est léger. C'est trop léger. C'est la loi française", déplore ce papa endeuillé.

"C'est une troisième grosse épreuve. La première c'était le drame, la deuxième c'était le procès, et là, la troisième, c'est-à-dire qu'on les libère avant qu'ils aient fait leur peine. Comment on a laissé faire ça ? C'est intolérable des choses comme ça", dénonce Rémy Hubert. 

Les deux gérants ont commencé à indemniser les parties civiles

Les deux gérants du bar, qui étaient incarcérés à la maison d'arrêt du Havre depuis fin 2019, ont fait une demande de libération conditionnelle, comme la loi les y autorise puisqu'ils étaient à la moitié de leur peine. Le parquet s'y est tout de suite opposé, mais c'est finalement la Cour d'appel de Rouen qui a confirmé la décision du juge de l'application des peines. 

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Ce dernier a estimé que les deux accusés, au comportement irréprochable au moment de leur détention, remplissaient toutes les conditions pour être libérés sous bracelet électronique, parce qu'ils ont notamment trouvé du travail et qu'ils ont commencé à indemniser les parties civiles. Les deux gérants du Cuba Libre sont donc sortis de prison le 12 janvier dernier. 

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