1. Accueil
  2. Actu
  3. Justice et faits divers
  4. Georges Tron renvoyé aux assises pour viols après la validation de la cour de cassation
2 min de lecture

Georges Tron renvoyé aux assises pour viols après la validation de la cour de cassation

La cour de cassation a validé le renvoi de Georges Tron devant les assises pour viols sur deux anciennes adjointes de sa mairie de Draveil (Essonne). Son avocat défend un "innocent" tandis que les victimes se disent "très satisfaites".

Georges Tron, maire de Draveil
Georges Tron, maire de Draveil
Crédit : KENZO TRIBOUILLARD / AFP
Georges Tron est "innocent", assure son avocat
01:09
La rédaction numérique de RTL & AFP & Marion Dautry & Raphaël Vantard

Georges Tron sera bien jugé aux assises pour viols sur deux anciennes adjointes de sa mairie de Draveil (Essonne). La Cour de cassation a rejeté son pourvoi vendredi 3 avril. "Ce procès existe artificiellement par la médiatisation des victimes", critique maître Olivier Schnerb, l'avocat de Georges Tron. Il reste persuadé de l'innocence de son client : "Un homme innocent qui est jugé devant une cour d'assise n'a pas grand chose à craindre", a-t-il réagit.

Me Patrice Spinosi, l'avocat des deux plaignantes, a déclaré que ses clientes étaient "très satisfaites" que Georges Tron et son ancienne adjointe à la Culture Brigitte Gruel doivent "affronter un jury populaire". "Georges Tron va devoir expliquer aux jurés ce qui se passait à Draveil et comment il a abusé d'un très grand nombre de femmes, certaines consentantes et d'autres non", a-t-il déclaré.

Lors de l'audience mercredi devant la chambre criminelle de la Cour de cassation, le premier avocat général Didier Boccon-Gibod avait préconisé l'annulation du renvoi devant les assises, ce qui aurait impliqué un nouvel examen du dossier. Mais la Cour ne l'a pas suivi.

Deux ans et demi d'enquête

Après deux ans et demi d'enquête, le maire UMP de Draveil, qui clame son innocence, avait bénéficié d'un non-lieu prononcé par les juges d'instruction d’Évry. Mais les plaignantes avait fait appel et la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris a décidé, le 15 décembre dernier, de renvoyer Georges Tron devant les assises avec Brigitte Gruel. Le parquet, puis le parquet général, s'étaient prononcés en faveur du non-lieu.

À lire aussi

Lors du procès aux assises, "les parties civiles seront précisément là, au cas où l'avocat général ne serait pas suffisamment insistant pour que la lumière soit faite sur les crimes qui sont aujourd'hui" reprochés à Georges Tron et Brigitte Gruel, a averti Me Spinosi. 

Victoire en demi-teinte aux départementales

"C'est une immense déception", a déclaré l'un des avocats de l'ex-adjointe, Me Emmanuel Piwnica. "Vous pouvez imaginer la déception que l'on ressent à l'idée d'avoir à comparaître devant une cour d'assises quand on sait que les faits pour lesquels on est poursuivi n'ont pas été commis, n'ont pas pu être commis et relèvent en réalité de la simple affabulation", a-t-il déclaré. "C'est regrettable d'avoir à comparaître devant une cour d'assises quand on n'a strictement rien fait". 

Georges Tron a été réélu dimanche à l'issue de second tour des élections départementales dans son canton de Draveil. Mais il a finalement renoncé à briguer la présidence du conseil départemental de l'Essonne, remportée jeudi par le maire UMP de Montegron François Durovray, proche de Nicolas Dupont-Aignan. Son procès doit avoir lieu dans l'année, devant les assises de l'Essone.

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/