1 min de lecture Justice

Le prince héritier d'Abou Dhabi visé par une enquête française

Accusé de "complicité d'actes de torture" dans le cadre de la guerre au Yémen, le prince héritier d'Abou Dhabi, Mohammed ben Zayed Al-Nahyane, fait l'objet depuis fin 2019 d'une enquête en France dirigée par un juge d'instruction parisien.

Le cliché kaléidoscopique d'une mosquée à Abu Dhabi (illustration)
Le cliché kaléidoscopique d'une mosquée à Abu Dhabi (illustration) Crédit : GIUSEPPE CACACE/AFP
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Sarah Rozenbaum et AFP

Une information judiciaire a été ouverte en octobre 2019 à l'encontre du prince héritier d'Abou Dhabi, Mohammed ben Zayed Al-Nahyane, contre lequel deux plaintes, dont une avec constitution de partie civile, avaient été déposées lorsqu'il effectuait une visite officielle à Paris en novembre 2018.


En vertu de sa "compétence universelle" pour les crimes les plus graves, la justice française a la possibilité de poursuivre et condamner les auteurs et complices de ces crimes lorsqu'ils se trouvent sur le territoire français. Mais la question de l'immunité diplomatique de l'homme fort des Émirats se pose toutefois et devra être tranchée par le magistrat instructeur.

La plainte avec constitution de partie civile a été déposée par six Yéménites qui dénoncent notamment des actes de torture commis dans les centres de détention contrôlés par les forces armées des Émirats arabes unis.

Une autre plainte classé sans suite

L'un des plaignants a raconté avoir été emprisonné alors qu'il oeuvrait pour la libération des Yéménites détenus aux mains des forces émiraties. Il a notamment été "déshabillé et pendu par les mains au plafond pendant plusieurs heures", électrocuté et brûlé par des cigarettes.

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Mohammed ben Zayed étant le commandant suprême des forces armées des Émirats arabes unis, il est "susceptible d'avoir fourni les moyens et les instructions pour la réalisation de ces infractions", souligne-t-elle.

Une autre plainte pour "complicités d'actes de torture et disparition forcée" avait été déposée par trois Qataris auprès du pôle crimes contre l'humanité et crimes de guerre du parquet de Paris. Cette plainte avait toutefois été classée sans suite par le parquet qui avait estimé ne pas être compétent pour mener les investigations.

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