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Isère : le directeur d'école accusé de viols est mis en examen

Le directeur de l'école en Isère, qui a reconnu avoir violé plusieurs fillettes en classe, a été mis en examen.

L'école primaire de Villefontaine
L'école primaire de Villefontaine Crédit : PHILIPPE DESMAZES / AFP
Nicolas Marischaël avec sa famille dans son atelier-boutique
La rédaction numérique de RTL
et AFP

Après 48 heures de garde à vue, le directeur d'une école primaire de Villefontaine en Isère a été mis en examen mercredi pour viols sur plusieurs de ses élèves, a-t-on appris auprès du parquet de Grenoble.

Interpellé lundi, ce père de famille de 45 ans, qui a reconnu les faits, a été mis en examen pour "viols aggravés, agressions sexuelles sur mineurs de 15 ans et acquisition et détention d'images pédopornographiques", a indiqué à l'AFP Jean-Yves Coquillat, procureur de la République de Grenoble, qui a requis le mandat de dépôt.

"Il n'a pas souhaité s'exprimer dans le détail. Il a simplement dit qu'il regrettait ce qu'il avait fait et qu'il s'expliquerait en temps voulu", a précisé le magistrat. 

Selon le procureur, l'enseignant, déjà condamné en 2008 à six mois de prison avec sursis pour pédopornographie, encourt 20 ans de réclusion criminelle.

La mairie de Villefontaine se porte partie civile

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La justice le soupçonne d'avoir imposé "par surprise", entre décembre 2014 et mars 2015, des fellations à plusieurs de ses élèves de cours préparatoire, dans le cadre de ce qu'il appelait "un atelier du goût", durant lequel les enfants, les yeux bandés, devaient identifier des "choses" que l'enseignant leur faisait goûter.

Neuf plaintes correspondant à deux garçons et sept filles âgés de 6 à 7 ans, tous scolarisés dans la classe du directeur, ont à ce jour été enregistrées par la justice. Mercredi, la mairie de Villefontaine a annoncé qu'elle entendait se constituer partie civile "à l'encontre de l'auteur des faits et de l'Éducation nationale".

Une enquête administrative conjointe a été ouverte mardi pour comprendre pourquoi l'enseignant a continué à exercer en dépit de cette condamnation à six mois de prison avec sursis. Mardi, l'académie de Grenoble a précisé n'avoir jamais été informée de cette décision de justice, son dossier ne comportant aucune mention de ce précédent judiciaire.

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