4 min de lecture Justice

Le bracelet électronique a 20 ans et toujours autant de détracteurs

REPLAY - Que ce soit du côté des élus ou de la justice, le dispositif est toujours vu comme un "boulet électronique".

BEGOT 245300 La Revue de Presse Amandine Begot
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Le bracelet électronique a 20 ans et toujours autant de détracteurs Crédit Image : Romain Boé | Crédit Média : RTL | Date :
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Adeline François
Adeline François
Journaliste RTL

Le bracelet électronique aura 20 ans l'année prochaine. Un article du Point en kiosque ce matin rappelle que lors de son instauration en 1997 les députés communistes l'avaient qualifié de "boulet électronique". 

Le bracelet équipe les condamnés à de courtes peines qui sont assignés à résidence. "Un outil efficace contre la récidive et pour la réinsertion", dit-on à l'époque. L'appareil coûte surtout moins cher qu'une place en prison. Vingt ans plus tard, la gestion de ces dispositifs submerge la justice et particulièrement les conseillers pénitentiaires chargés du suivi des 10.000 condamnés porteurs de bracelets. En Île-de-France, il y a 12 agents pour surveiller nuit et jour 1.800 bracelets. "Lors des pics, on reçoit 200 à 300 alertes par heure", explique un de ces agents. Une alerte, c'est un bracelet qui tombe en panne ou un condamné qui enfreint les règles de son assignation en rentrant trop tard chez lui. À chaque fois, les agents doivent entrer en contact avec lui et écrire un rapport qui est ensuite envoyé au tribunal par fax...

Ce système kafkaïen est loin d'être infaillible. Car le bracelet électronique n'est pas géolocalisable. Il bipe seulement quand le condamné est chez lui, mais une fois qu'il sort, on perd sa trace. Le terroriste qui a assassiné le père Hamel à Saint-Étienne-du--Rouvray en portait un. "Et quand bien même il est chez lui, on ne sait pas ce qu'il fait", explique un surveillant qui raconte comment un condamné avec bracelet était en fait un recruteur de Daesh qui poursuivait tranquillement diffuser sa propagande depuis chez lui

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Le spectre de la Françafrique plane sur le Gabon

"Ce qui compte dans un vote, ce n'est pas ceux qui votent, ce sont ceux qui comptent". La phrase de Staline a dû inspirer l'héritier de la famille Bongo, comme le note la République des Pyrénées, ce matin. Libération titre : "Gabon, une tenace odeur de fraude". Le quotidien s'est procuré le procès verbal de centralisation des votes : 5.600 voix séparent Ali Bongo de son opposant Jean Ping. Le président sortant a été réélu avec 60% des voix au niveau national, mais dans sa province d'origine son score monte à 95% avec un taux de participation de 99,9%. C'est juste ce qu'il fallait pour inverser les résultats. 

Étrangement, les résultats de cette province sont arrivés en tout derniers. "Un bourrage bien ciblé de certaines urnes aurait donc fait pencher la balance vers Bongo tout en préservant l'apparence des élections démocratiques que confère un résultat serré" peut-on lire dans le Journal de la Haute-Marne. Depuis le pays a basculé dans la violence. "La spirale du pire", titre Aujourd'hui en France, tandis que le Figaro revient sur un demi-siècle de règne des Bongo, "ou l'histoire d'un miracle raté". De son côté l'Humanité titre : "Gabon, les soubresauts d'un régime né de la Françafrique"

La France compte toujours 14.000 ressortissants et une base militaire dans le pays, cependant "Paris reste en retrait dans la crise actuelle et ne verrait pas l'alternance d'un mauvais oeil" explique le Parisien. "À quel jeu joue la France ?" se demande Le Monde. En 2009, Nicolas Sarkozy avait validé sans ciller l'accès au pouvoir d'Ali Bongo, sept ans plus tard François Hollande montre plus de réserves. "L'ombre de Paris a pourtant longtemps plané sur Libreville" rappelle le Parisien qui rappelle la formule d'Omar Bongo : "L'Afrique sans la France, c'est une voiture sans chauffeur. La France sans l'Afrique, c'est une voiture sans carburant."

Un homme d'affaire et un candidat fantasques dans Society

Elon Musk fait la Une de Society cette semaine. Le magazine consacre un long portrait de 12 pages au businessman de 46 ans qui veut révolutionner l'industrie automobile et coloniser Mars avec sa capsule Space X. Elon Musk est un bourreau de travail, qui souhaiterait pouvoir ingérer des nutriments sans avoir à manger, parce que ça fait perdre du temps. Récemment, l'homme d'affaires fantasque a renvoyé son assistante qui lui avait demandé une augmentation. Alors qu'elle prenait deux semaines de vacances, il s'est rendu compte qu'il arrivait très bien à travailler sans elle, alors au lieu de l'augmenter il l'a licenciée. Une bien étrange personnalité.

Autre personnage surprenant dans Society, celui qui se présente comme "le justicier de tous les Français". Ce candidat à la présidence souhaite mettre en place une vraie démocratie citoyenne dans tout le pays. Son nom ? Super Châtaigne. Cape rouge sur les épaules, combinaison verte et casque en forme de châtaine, le super héros de la campagne présidentielle a d'abord sévi chez lui, en Ardèche, en recouvrant les affiches des élus locaux avec les siennes. "Il va se passer quelque chose dans cette campagne électorale", prédit-il. "Entre le terrorisme et l'Union européenne ça va être super pourri, alors accidentellement je peux gagner". Même "Super Gland" ne lui fait pas peur. "Super Gland", c'est le surnom qu'il donne à François Hollande.

Vers la fin d'un tabou

Pour la première fois, un hebdomadaire fait sa une sur un sujet tabou qui concerne intimement la moitié de l'humanité : les règles. "La fin d'un tabou", c'est à lire dans Courrier international. Les règles sont encore synonyme de honte et d'injustice économique, "mais les dernières barrières sont en train de tomber" rassure le magazine. Une nageuse chinoise a d'ailleurs fait sensation cet été en justifiant sa contre-performance aux J.O. de Rio par l'arrivée de "grandes tantes" comme on dit en Chine.

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2016-09-02 11:36:00
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