1. Accueil
  2. Actu
  3. Justice et faits divers
  4. La chasse à la glu déclarée illégale par le Conseil d'État
1 min de lecture

La chasse à la glu déclarée illégale par le Conseil d'État

La plus haute juridiction administrative française a déclaré la chasse à la glu illégale ce lundi 28 juin, mettant un terme à des années de bataille sur cette méthode controversée.

Les associations de défense des animaux luttent pour faire interdire la chasse à la glu.
Les associations de défense des animaux luttent pour faire interdire la chasse à la glu.
Crédit : AFP / Archives, Patrick Bernard
Cassandre Jeannin

La chasse à la glu a définitivement été jugée illégale ce lundi 28 juin par le Conseil d'État, mettant un terme à des années de bataille entre partisans et adversaires de cette méthode controversée. La France était le dernier pays d'Europe à la pratiquer.

Après avoir interrogé la justice européenne, qui avait estimé en mars dernier que cette technique de piégeage cause un dommage "irrémédiable" à tous les oiseaux capturés, la plus haute juridiction administrative française a définitivement annulé les dérogations accordées par l'État pour cette chasse, jugée "contraire au droit européen"

La chasse à la glu consiste à appliquer de la colle contre des branches d'arbres, où les oiseaux se posent. Ces derniers se voient ainsi piégés, incapables de s'échapper malgré tous leurs efforts. Cette technique n'est pas sélective, ce qui signifie que les chasseurs ne choisissent pas quelle sera la cible de leur piège. 

Elle est pratiquée dans cinq départements du sud-est de la France. Il s'agit des Alpes-de-Haute-Provence, Alpes-Maritimes, Bouches-du-Rhône, Vaucluse et Var. 

La Conseil relève dans un communiqué que "ni le gouvernement, ni la fédération de chasseurs, n'ont apporté de preuves suffisantes" permettant d'affirmer que d'autres espèces ne sont pas piégées ou que "les oiseaux capturés accidentellement ne subiraient que des dommages négligeables, une fois relâchés et nettoyés". Par ailleurs, il estime que "le seul objectif de préserver ces traditions ne suffit pas à justifier une dérogation aux interdictions de principe que pose la directive" européenne et qu'il n'a pas été démontré qu'aucune alternative ne serait possible. 

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/