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Joggeuse retrouvée en Mayenne : une psychologue explique ce qui a pu entraîner ce mensonge

INVITÉE RTL - La psychologue Johanna Rozenblum se penche sur le profil de l'adolescente qui a fait croire qu'elle avait été enlevée, avant d'avouer avoir menti.

Le sentier où avait disparu la jeune joggeuse, avant d'être retrouvé à Sablé-sur-Sarthe
Le sentier où avait disparu la jeune joggeuse, avant d'être retrouvé à Sablé-sur-Sarthe
Crédit : JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP
Joggeuse retrouvée en Mayenne : une psychologue explique ce qui a pu entraîner ce mensonge
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L'invitée RTL du Week-End : Johanna Rozenblum (13/11/21)
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Stéphane Carpentier & Victor Goury-Laffont

Sa disparition inexpliquée avait entraîné d'importantes fouilles et l'ouverture d'une enquête, avant que la jeune joggeuse de 17 ans craque et révèle avoir tout inventé. Un aveu marqué par ses larmes et son regret d'avoir mobilisé autant de personnes et provoqué une telle crainte.

"Ce qui est à définir aujourd'hui, c'est le profil pathologique de cette jeune fille", souligne, au micro de RTL, la psychologue Johanna Rozenblum. Deux cas de figures peuvent être envisagés : la mythomanie ou le simple mensonge. La mythomanie est "une maladie qui relève de la psychiatrie" avec "une tendance compulsive à raconter des mensonges" et l'impossibilité pour la personne de "distinguer la réalité et les faits qui relèvent de la fiction". "La personne ne réalise pas qu'elle est entrain de mentir", résume la psychologue.

À l'inverse, le mensonge est "une fausse information qu'on donne avec un but utilitaire". Ici, la jeune joggeuse a "reconnu avoir menti, elle a pleuré, est désolée d'avoir causé une si grande mobilisation. On peut imaginer que cette conscientisation nous oriente plus vers le mensonge."

Un "appel à l'aide" ?

Derrière ce mensonge, peut se cacher "un appel à l'aide", "le reflet d'une souffrance psychique". "On ne devient pas mythomane", explique Johanna Rozenblum, selon qui il sera désormais nécéssaire de laisser la personne concernée livrer "son récit" avec le temps dont elle aura besoin pour tenter de clarifier les motifs de ce mensonge.

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"On peut imaginer qu'il y ait des problèmes intra-familiaux, avec son entourage, de l'emprise, du harcèlement", note Johanna Rozenblum, "des éléments qui la poussent à attirer l'attention sur elle pour demander de l'aide". Autant de possibilités qui "restent à définir".

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