2 min de lecture
Deux agents du centre pénitentiaire de Borgo en Corse (illustration)
Crédit : Pascal POCHARD-CASABIANCA / AFP
Je m'abonne à la newsletter « Infos »
Au quatrième jour du procès en appel du "Baiser de la mort" à Bastia-Poretta, ce jeudi 7 mai, la journée est consacrée à l'étude de la personnalité de Cathy Chatelain, avec une question-clef au cœur des débats : qu'est-ce qui a précipité son passage à l'acte ? Comment cette mère de cinq enfants, aujourd'hui âgée de 50 ans, a-t-elle pu se rendre complice d'un double homicide entre clans corses rivaux, le 5 décembre 2017 à l'aéroport de Bastia-Poretta ?
Les mots de cette femme, originaire du Nord de la France, résonnent particulièrement alors qu'elle semble perdue dans le box, au milieu de tous ces accusés corses pour qui la vendetta est avant tout une hiIl est cas sdgdfgdfgstoire de famille.
Dès le début de ce second procès, cette grande brune aux très longs cheveux se dit "stressée". "Je pense à la réaction de mes enfants", confie-t-elle dans un écrit remis à RTL. "J'espère les retrouver au plus vite et reprendre une vie 'normale' auprès d'eux".
Loin de reprendre à son compte l'argument de "l'emprise", avancé dans les nouvelles expertises psychologiques versées au dossier, Cathy Chatelain continue d'affirmer que le détenu qui l'a "corsicalisée" lorsqu'elle était surveillante de prison à Borgo est avant tout son "ami".
"Je ne suis en aucun cas sous l'emprise de M. Michelosi. C’est mon ami, une vraie et forte amitié. Il est protecteur et, comme je n'ai pas eu de père, apparemment je le substituerais à ce père absent", écrit-elle.
L'emprise corse ne semble en tout cas pas dissipée. À sa sortie de prison, Cathy Chatelain rêve de retourner sur l'Île de Beauté, de retrouver ses enfants et de travailler auprès des animaux.
Elle affirme même avoir "pris contact avec le président de la SPA", qui serait, selon ses mots, "ok pour l'accueillir" dans l'une des structures de l'association. Un projet qu'elle envisage toutefois dans un avenir encore lointain.
Mais son attachement à la Corse demeure intact malgré l'incarcération. Fascinée par la culture insulaire, elle explique avoir voulu s'intégrer pleinement à son arrivée sur l'île, notamment en apprenant la langue corse et en inscrivant ses enfants dans une école bilingue.
"J'ai toujours aimé les langues et j'estime que lorsque l'on s'installe quelque part, on s'intègre. C'est donc avec plaisir que j'apprends cette langue. J'y avais inscrit mes enfants, aussi en école bilingue. C'est une belle langue, j'aime son accent chantant", explique-t-elle à RTL.
Interrogée sur ses regrets, Cathy Chatelain affirme regretter "le mal fait aux familles des deux victimes", ajoutant qu'"une vie n'a pas de prix, quelle qu'elle soit".
Enfin, elle estime que sa place dans le box des accusés est "logique" au regard des faits qui lui sont reprochés. "Je n'ai rien à redire", poursuit-elle.
Et contrairement à l'image d'exception que certains pourraient lui attribuer, elle assure croire à la possibilité de réinsertion pour tous ses coaccusés. "On fait tous des efforts pour une bonne réinsertion", assure-t-elle, et de poursuivre : "Je ne doute pas que mes coaccusés puissent être 'sauvés'"
Bienvenue sur RTL
Ne manquez rien de l'actualité en activant les notifications sur votre navigateur
Cliquez sur “Autoriser” pour poursuivre votre navigation en recevant des notifications. Vous recevrez ponctuellement sous forme de notifciation des actualités RTL. Pour vous désabonner, modifier vos préférences, rendez-vous à tout moment dans le centre de notification de votre équipement.
Bienvenue sur RTL
Rejoignez la communauté RTL, RTL2 et Fun Radio pour profiter du meilleur de la radio
Je crée mon compte