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Marie-Thérèse Ross, une Française de 85 ans, interpellée par l'ICE aux États-Unis, le 5 mai 2026
Crédit : RTL
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Elle est restée plus de deux semaines en rétention aux États-Unis. Marie-Thérèse Ross, une Française de 85 ans, a été interpellée le 1er avril dernier par l'ICE, la police de l'immigration américaine, avant d'être détenue en Louisiane, pour une histoire de visa. L'octogénaire vivait depuis près d'un an en Alabama, après s'être mariée avec son amour de jeunesse en juin 2025. L'homme, un vétéran de l'armée américaine, est mort brutalement en janvier.
Au petit matin du 1er avril, Marie-Thérèse a reçu une visite inattendue de cinq agents de l'ICE. "Quand ils ont tambouriné partout sur les portes et sur les fenêtres, j'ai eu un moment d'hésitation avant d'ouvrir déjà, parce que c'était impressionnant", raconte-t-elle sur RTL, ce jeudi 7 mai.
Ils l'ont ensuite "poussée pour rentrer" et demandé ses papiers d'identité. "Ils m'ont arrêtée sous prétexte que j'étais illégale, alors que c'était faux", explique l'octogénaire, sa carte verte devant arriver sous peu.
Ils l'arrêtent "en pyjama, robe de chambre, avec [s]es pantoufles", refusant qu'elle s'habille. "Ils m'ont menottée immédiatement et ils m'ont poussé sans vergogne vers une de leurs voitures", poursuit la Française.
Après une journée passée au commissariat, Marie-Thérèse a été envoyée pendant deux jours dans une petite prison d'Alabama, "un taudis", selon elle. Elle a ensuite été transférée à 700 kilomètres de là, en Louisiane. "Je ne comprenais rien. Je croyais que c'était un cauchemar, que j'allais me réveiller", souffle-t-elle.
En Louisiane, Marie-Thérèse s'est retrouvée avec 58 autres personnes dans un grand hangar, avec des lits superposés. "On était appelées par nos numéros de lit. Moi j'étais la L30", explique-t-elle. Il y avait également "entre 4 ou 6 douches sans porte, 5 ou 6 toilettes, 5 ou 6 petits lavabos, il fallait tout faire dedans", ajoute-t-elle.
"Il n'y avait pas moyen de dormir. Les trois télévisions restent allumées, les lampes restent allumées", dit-elle, sans compter sur la promiscuité avec les autres détenues.
"Je n'avais pas de nouvelles de mes enfants pendant presque 8 jours. J'étais en panique totale", renchérit-elle. "J'allais très, très mal, parce que je ne dormais pas, je ne mangeais pas." Marie-Thérèse a également eu des difficultés à obtenir ses différents traitements. "On m'a dit, 'on ne dérange pas un médecin le dimanche'."
"Je ne pensais vraiment pas que ça existait, ce genre de police, à part dans des périodes d'après-guerre", estime-t-elle, parlant d'"une brutalité sans nom". Une chose est sûre, Marie-Thérèse, libérée le 17 avril, ne retournera pas vivre aux États-Unis, uniquement pour rendre visite à ses amis et pour se recueillir sur la tombe de son mari.
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