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"Il y a une place à prendre" : le criminologue Stéphane Quéré explique sur RTL pourquoi l'opération Octopus ne signifie pas la fin de la DZ Mafia

Malgré une vaste opération de gendarmerie qui s'est soldée par l'interpellation de 42 personnes en lien avec la DZ Mafia, l'activité de l'organisation criminelle pourrait continuer, ou bien laisser place à d'autres clans marseillais.

Le tribunal de justice a Marseille en France le 19 avril 2025

Crédit : Felice Rosa / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Stéphane Quéré, criminologue : après l'opération contre la DZ Mafia, "il y a une place à prendre"

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Laurène Rocheteau

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"Ne jamais annoncer la mort d'une organisation". Une vaste intervention de gendarmerie, baptisée "opération Octopus", a permis en fin de semaine l'arrestation de 42 personnes en lien avec la DZ Mafia, dont 12 ont d'ores et déjà été mises en examen. 

Mais, même si les responsables de la DZ Mafia "sont affaiblis", cela ne signifie pas la fin du narcotrafic à Marseille, bien au contraire, explique sur RTL le criminologue Stéphane Quéré. Car la place laissée par les membres arrêtés de la DZ Mafia pourrait bien engendrer une escalade de violences avec pour objectif de reprendre le contrôle du trafic jusqu'ici mené par cette organisation. 

"Ce qui est inquiétant quand on est affaibli, c'est que ça intéresse en interne et en externe l'appétit de certains autres, et on risque d'avoir une nouvelle montée de la violence à Marseille," explique le spécialiste en criminalité organisée. "Quand on sent que la bête est malade, on va vouloir la tuer et prendre ses parts de marché."

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Il n'est donc pas impossible que des "lieutenants" de la DZ Mafia cherchent à s'emparer de la place laissée par les responsables arrêtées. Mais ils devront potentiellement faire face à d'autres organisations extérieures, "qui vont se dire 'il y a des places de deal à s'emparer'". 

D'autant que cette vaste opération des forces de l'ordre ne signifie par la fin pure et simple de l'activité de la DZ Mafia. "Ce n'est pas forcément l'incarcération qui va mettre fin au trafic," souligne Stéphane Quéré, rappelant qu'il y avait déjà eu des cas de responsables de la DZ Mafia qui continuaient à contrôler les activités de l'organisation depuis la prison. "On l'a vu, les caïds étaient incarcérés et continuaient à donner des ordres." Le procureur de la République de Marseille doit s'exprimer ce samedi 14 mars pour faire le point sur cette enquête.

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